Lutte contre la faim au Burkina : Près de 14 000 ruminants pour 3 342 ménages

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Des ménages dits vulnérables de la commune de Korsimoro dans la province du Sanmatenga, région du Centre-Nord ont bénéficié ce samedi 9 juillet 2016 de 4 têtes de petits ruminants dont trois femelles et un mâle dans le cadre du Projet de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire (PRIA). Le projet est financé à hauteur de 86% par la Banque islamique de développement (BID), soit 22,47 milliards de FCFA. La remise symbolique d’ovins et de caprins dans le cadre de la composante reconstitution du cheptel a été présidée par le ministre de l’agriculture et de la sécurité alimentaire. 

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Ils sont au total 3342 ménages désignés pour recevoir chacun quatre (04) petits ruminants, soit 13 368 têtes d’ovins et de caprins pour 2 052 femmes et 1 290 hommes. Pourquoi les petits ruminants ? « C’est un type d’élevage qui procure rapidement des revenus aux populations », explique Thomas Sawadogo, conseiller technique du ministre des ressources animales et halieutiques.

Compte tenu du cycle relativement court, commente-t-il, « n’importe qui peut mener cette activité d’élevage pour se faire du revenu ». Salimata Ouédraogo/Sawadogo, maire de la commune de Korsimoro a fait part de sa joie de voir que « les femmes sont en première ligne pour leurs efforts de travail ».

Pour les 3  342  bénéficiaires du projet, « c’est une grâce », estime le ministre de l’agriculture Jacob Ouédraogo. « A partir de la reproduction, ils vont accroître effectivement  leurs revenus. En accroissant leurs revenus, ils peuvent prendre soin d’eux-mêmes, leurs familles et faire en sorte que la faim recule », espère le ministre.

Avec les changements climatiques, note Jacob Ouédraogo, il y a des situations non souhaitées, imprévisibles. Et il faut selon lui, réagir et faire en sorte que toute la communauté puisse bénéficier de ce soutien pour lutter contre la pauvreté et la faim.

Ibrahim Ouédraogo, le représentant de la Banque islamique de développement (BID) a partagé son souhait que les projets, en l’occurrence le PRIA, connaissent un succès « éclatant » à travers des taux d’exécution « satisfaisants ». « Toute chose, dit-il, qui serait un facteur incitateur pour le financement de projets ultérieurs ».

Il le dit en se fondant sur la part contributive de la BID à l’implémentation du PRIA. D’un coût de 26,06 milliards de FCFA, le PRIA est financé à hauteur de 22,43 milliards de FCFA soit 86% par la banque.

Composante nationale d’un programme régional qui s’exécute dans 7 pays sahéliens du CILSS, le PRIA est implémenté dans les régions que sont le Nord, le Sahel et l’Est. « C’est un avantage pour les populations des trois régions de la zone d’intervention  », juge Ibrahim Ouédraogo. S’adressant à l’unité de gestion de projet, il  l’a exhortée à travailler conséquemment à relever le défi.

Oui Koueta

Burkina24

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