Hadj 2016: « Nous sommes prêts » (Oumar Boni, président du Comité de suivi)

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Pour des raisons sécuritaires, au regard de ce qui se passe dans le monde et des raisons de transparence, le Comité de suivi du pèlerinage à la Mecque innove. Le comité a procédé ce lundi 11 juillet 2016 au lancement officiel de sa plateforme www.ehadj.net sur laquelle doit être inscrite la liste de tous ceux qui doivent prendre part au Hadj, conformément aux « règles édictées » par les autorités saoudiennes. C’était au ministère de la sécurité en présence du ministre  de la sécurité intérieure Simon Compaoré, ce 11 juillet 2016.

« Le site est calibré. A 5 500, il se bloque »

Cette année, la priorité sera accordée aux pèlerins qui n’ont pas pu prendre part au voyage de l’année 2015 du fait du coup d’Etat manqué de septembre. Oumar Cheick Boni, le président du comité de suivi,  a tenu à apporter l’assurance que ce sera effectif. « Nous avons priorisé l’inscription des pèlerins qui n’ont pas pu prendre le départ en 2015 à cause du coup d’Etat », a-t-il dit.

Ce que confirme le ministre de la sécurité intérieure, Simon Compaoré. « Pour ce Hadj, nous sommes tous tombés d’accord que ceux qui devaient partir l’année dernière et qui n’ont pas pu le faire, ils seront prioritaires », a-t-il déclaré. Leur effectif s’élève à 821 personnes.

« C’est l’argent de l’Etat »

S’adressant aux 38 agences retenues « comme étant des agences à jour » pour l’inscription des pèlerins, Simon Compaoré a déclaré que la « concurrence est ouverte ». Chacune d’elles a le matériel requis et son mot de passe devant servir pour accéder à la plateforme pour l’enregistrement des passeports avant l’envoi en Arabie Saoudite pour délivrance  du visa.

« Sur le plan préparation, nous sommes prêts », affirme Oumar Cheick Boni. Et « le site est calibré. A 5 500, il se bloque. Donc, il n’y a pas une possibilité d’inscrire un pèlerin de plus », ajoute-t-il.

Une agence de voyages n’a pas  été autorisée à enregistrer des pèlerins pour le Hadj 2016. Elle doit au comité « dans l’ordre de 111 millions » de F CFA. Et selon le ministre, une procédure judiciaire a été enclenchée. « C’est l’argent de l’Etat », dit-il. Simon Compaoré a notamment indiqué que l’argent sera rendu jusqu’au « dernier centime ».

Le coût du pèlerinage est de 2 201 070  F CFA. Sollicité par la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), le Président du Faso a pris la décision, « malgré le contexte difficile », note le ministre, d’accompagner les musulmans « de façon exceptionnelle », en prenant en charge tout ce qui est frais aéroportuaires, de même que l’obligation faite par les autorités saoudiennes à tous les pèlerins de prendre un repas organisé à Mina et à Médine pendant tout le séjour.

« Vu les difficultés de la dernière édition, la FAIB s’est donnée pour objectif de s’impliquer grandement pour pouvoir suivre le déroulement de la présente édition », a par ailleurs confié son représentant Mahamoudou Ouangraoua.

En ce qui concerne la délivrance des passeports, il n’y a pas de soucis à se faire selon le ministre. Le directeur de l’Office nationale d’identification (ONI), qui dépend du ministère de la sécurité a été selon ses termes, instruit pour faire les réservations nécessaires pour le Hadj.

S’adressant aux pèlerins, le ministre a déclaré qu’« il n’y aura pas de problèmes pour avoir de passeports ». Ce souci écarté, il a émis le souhait que « Dieu puisse ouvrir les autres vannes ».

Oui Koueta

Burkina24



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