Déguerpissement des commerçants de Yalgado: Avis divergents

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Les mesures prises par le ministre de la santé en vue d’offrir plus de possibilité d’évacuation des eaux de pluie pour éviter désormais les inondations, ne seront pas sans conséquence. Les commerçants aux abords de l’Hôpital Yalgado Ouédraogo sont priés de libérer les artères afin que les travaux puissent se faire. De l’avis du ministre de la santé, ceux-ci  n’y trouvent pas d’inconvénients mais les avis sont divergents au sein des commerçants interrogés.

Aux dires du ministre de la santé, Smaila Ouédraogo, à la conférence de presse tenue à Yalgado ce mardi 12 juillet 2016, une rencontre a eu lieu le lundi 11 juillet avec les commerçants installés aux abords de l’Hôpital afin qu’ils libèrent les lieux pour que les travaux de curetage des caniveaux puissent débuter au plus vite.

La date limite a été fixée au 13 juillet 2016.

« Hier on était agréablement surpris de la hauteur d’esprit des commerçants rencontrés», dit le ministre.

En ce qui concerne le relogement et l’indemnisation de ces derniers, le ministre mentionne que l’entreprise qui a la charge de la reconstruction de la voie avait déjà recensé ces commerçants et devrait les indemniser. La date du 10 juillet 2016 était fixée par l’entreprise de libération de la voie.

« Hier, normalement, il ne devrait pas y avoir des gens-là mais comme les travaux ne sont pas arrivés là-bas, vous savez, comme souvent les gens veulent du temps pour se reloger.

Nous avons été agréablement surpris que les gens acceptent le plan que nous avons proposé et d’ici demain soir normalement, ils devraient libérer les lieux pour que les travaux commencent», explique Smaïla Ouédraogo.

Il affirme que ces questions ne sont pas à leur niveau mais veillera à ce que l’indemnisation des personnes qui occupent les lieux se fasse comme convenu avec l’entreprise.

« Hier notre préoccupation et leur préoccupation, c’était comment est-ce qu’ensemble nous pouvons travailler pour que Yalgado ne soit pas inondé. Pour y arriver, il faut libérer les lieux et ils ont accepté pour libérer les lieus et souhaitent que la suite leur soit facilitée de deux façons. Qu’ils aient un site à chacun pour se recaser rapidement et que l’indemnisation prévue se fasse le plus vite possible. C’est à ce niveau qu’il faut agir avec le projet pour qu’il fasse en sorte que ces gens puissent être indemnisés  et reprennent leur commerce » , a-t-il expliqué.

Les avis des intéressés sont cependant divergents.

Awa Guigma,  vendeuse de riz et d’eau :  Nous ne pouvons pas quitter ici comme ça. On ne nous a rien donné. Nous souhaitons qu’on nous trouve un coin où se reloger à côté de l’hôpital. On veut manger, il y a les enfants. On n’est pas prêt à quitter. On devrait nous donner quelque chose d’abord avant de nous demander de quitter les lieux. Nous payons ces hangars  6000 F CFA chaque mois et les impôts.

Mahamadou Dayo, commerçant
Mahamadou Dayo, commerçant

Mahadou Dayo :  Oui nous allons partir, parce que la construction de la voie profitera à nous tous. S’ils arrivent à nous trouver une place, ce n’est pas un problème, on va partir. On nous a informés qu’on devrait partir. Nous sommes tous au courant. On nous a donné 72 heures pour partir. Ceux qui disent qu’ils ne sont pas au courant c’est faux.

Si c’est demain, il n’y a pas de problème. On essayera de plier nos affaires.

Alizèta Wamdaogo, commerçante : Ils ne peuvent pas nous donner 72 heures, à condition qu’on nous trouve un autre endroit. Moi je suis venue trouver la maman qui vendait ici. Actuellement elle est malade et c’est moi qui

Wandaogo Alizèta, commerçante
Wandaogo Alizèta, commerçante

m’occupe d’elle. Nous sommes associés à la RAGEM donc s’il y a un problème, c’est le RAGEM qui doit nous en informer 3 mois à l’avance. Nous sommes tous humains et l’hôpital nous appartient tous. Si on nous demande de partir pour qu’on fasse les travaux, il n’y a pas de problème mais quitter ans les 72 heured, je ne suis pas prête. Je pense qu’on devrait nous trouver un endroit en attendant et après les travaux, on revient.

Revelyn SOME

Burkina 24

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