Burkina : Le Balai citoyen dédie son prix au peuple burkinabè

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Le Balai citoyen a animé une conférence de presse ce mardi 19 juillet 2016 à son siège à Ouagadougou au cours de laquelle il était question de présenter le prix «Ambassadeurs de la conscience » décerné par Amnesty International et annoncer la tenue très prochainement de la commémoration des 3 ans du mouvement.

Le 28 mai 2016, l’ONG Amnesty International décernait le prix « Ambassadeurs de la conscience » à la grande voix de la musique africaine, Angélique Kidjo et à trois mouvements de jeunes engagés pour le combat de la démocratie et de l’Etat de droit:  le mouvement LUCHA du Congo, Y’EN A MARRE du Sénégal et le Balai citoyen du Burkina Faso.

A propos de l’incendie du Studio Abazon

Un incendie s’est déclenché dans le studio de l’artiste burkinabè et leader du Balai Citoyen, Smokey, dans la soirée du 18 juillet 2016, occasionnant d’importants dégâts matériels. Me Guy Hervé Kam, interrogé, a réagi.

 © Abdoulaye Diallo
© Abdoulaye Diallo

“Pour ce qui concerne l’incendie du studio de Smockey, nous y avons  été hier (18 juillet 2016, ndlr). Mais avec nos yeux de profanes on ne peut pas voir grand-chose.

 © Abdoulaye Diallo
© Abdoulaye Diallo

Les pompiers étaient là. Ils ont fait un travail formidable. La police scientifique est venue tard sur les lieux, donc nous attendons les investigations sur les dégâts.

Mais nous n’avons aucun a priori sur le sujet. Nous laissons les techniciens faire le travail et c’est eux qui nous dirons ce qu’il y a”.

Propos recueillis par Revelyne SOME

Burkina24

Selon l’organisation, les lauréats, tous africains, ont chacun marqué ce continent en mettant leur talent au service de la justice. Au nom du Balai citoyen, Me Guy Hervé Kam , porte-parole du mouvement, dit accueillir ce prix avec humilité au regard du sens du prix et du profil des lauréats précédents, Ang Sung  Su Kyi, Peter Gabriel et Nelson Mandela.

« Humilité d’abord, parce que du haut des 3 ans  d’âge, nous étions loin d’imaginer recevoir pareille reconnaissance. Humilité ensuite, parce que nous voyons en la reconnaissance  de notre mouvement, une reconnaissance de l’engagement exemplaire de notre peuple, notamment sa jeunesse à défendre à tout prix la liberté, la démocratie et l’Etat de droit », dit-il.

C’est donc en toute logique qu’il dédie ce prix au peuple burkinabè avec une pensée particulière à tous ceux qui ont perdu la vie et à ceux qui souffrent encore des évènements douloureux qu’a connus le pays.

Bien plus qu’une reconnaissance, Guy Hervé Kam affirme que c’est une invite à préserver dans l’engagement citoyen pour une Afrique de démocratie, d’Etat de droit.

Depuis leur retour au pays, des démarches de présentation du prix ont été entreprises, dont une à la présidence du Faso. A cet effet, il interpelle le gouvernement burkinabè, lui-même issu de la lutte de la jeunesse pour le changement, à faire du respect de la démocratie et de l’Etat de droit une composante essentielle de son mandat et les organisations interafricaines et internationales à faire des prisonniers d’opinion, notamment ceux des mouvements LUCHA-FILIMBI, une de leur préoccupation majeure.

Sur ce point, Me Kam explique que c’est une démarche purement protocolaire qui ne signifie pas que le Balai citoyen perd de vue son objectif. « C’est tout à fait normal que nous allons présenter ce prix qui honore à travers nous le Burkina Faso au Président du Faso.  C’est purement une démarche protocolaire, et c’est tout à fait à dessein que nous n’avons pas choisi de ne pas aborder d’autres sujets avec le chef d’Etat, ce n’était pas le sujet à l’ordre du jour de  notre rencontre», explique-t-il.

Au niveau national, chaque représentation à l’intérieur aura l’occasion de passer un temps avec le prix. Ce prix ayant été décerné à trois mouvements citoyens africains, Me Kam indique qu’il est prévu que les lauréats se rencontrent et envisagent ce qu’il faut faire ensemble.

D’ores et déjà, il donne un aperçu en disant que  « le problème de respect des constitutions en Afrique ne va pas être résolu au niveau de chaque Etat pris individuellement.  Pour que ce soit résolu dans chaque Etat, il faut que ce soit un combat à l’échelle supra-nationale qui se mène».

«Justice- Démocratie-Développement, tel est le sens de l’engagement que nous prenons en qualité d’ambassadeurs de conscience », a-t-il conclu.

Le 25 août 2016 marquera les trois ans d’existence du Balai citoyen. Plusieurs activités sont prévues tout au long du mois d’août. Il s’agit, entre autres, de faire le bilan des actions du mouvement,  organiser des activités de reboisement ainsi qu’un  don de sang.

Revelyn SOME

Burkina24

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