Burkina : L’armée veut redorer son blason

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Le Ministère de la défense nationale et des anciens combattants (MDNAC) organise au titre de l’année 2016 son Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) sur le thème « Validation de la version provisoire du Plan stratégique 2017-2021 pour la réforme des Forces armées nationales ». La cérémonie d’ouverture a eu lieu ce mercredi 20 juillet 2016 à Ouagadougou sous la présidence du ministre de la défense, Roch Marc Christian Kaboré.

La question de la réforme des forces armées nationales revêt une importance capitale pour le peuple burkinabè en général et en particulier pour les personnels militaires et pour l’autorité politique, car se posant avec acuité au lendemain d’« évènements fondateurs du renouveau démocratique » au Burkina, selon les termes du Président du Faso et ministre de la défense. Une analyse froide et réaliste de l’histoire récente du pays, selon lui, révèle que pendant 49 ans, soit du 3 janvier 1966 au 29 décembre 2015, l’armée a toujours été ou exercé la réalité du pouvoir.

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A l’ouverture des travaux du CASEM du MDNAC, ce 20 juillet 2016, en présence entre autres du Chef d’Etat-Major général des armées, du ministre de la sécurité intérieure, de l’Inspecteur général des forces armées nationales, plusieurs officiers, secrétaires généraux et conseillers techniques chargés de missions, Roch Marc Christian Kaboré a cependant reconnu et magnifié le loyalisme de l’armée nationale qui a su jouer sa partition notamment lors du putsch manqué du 16 septembre 2015. Une minute de silence a été observée en la mémoire de tous les éléments des FDS tombés sur le champ d’honneur.

C’est donc à l’occasion de cette 1re session du CASEM que le Président a à nouveau rendu un « hommage mérité » aux forces armées nationales. Ne devant être un acteur politique, c’est l’occasion pour l’armée de s’interroger sur son ancrage républicain dans un contexte de démocratie pluraliste en prenant des résolutions et engagements avec elle-même pour servir au mieux les intérêts de la Nation. « C’est en cela que l’initiative de la réforme est à saluer », a lancé le Chef suprême des armées.

A écouter Roch Kaboré, par ailleurs ministre de la défense nationale et des anciens combattants, au titre des défis les plus urgents qui s’imposent à l’armée, il faudrait éradiquer l’insécurité, combattre le terrorisme, assumer ses devoirs en matière de contribution à la paix et à la sécurité internationale.

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« Seule une réforme pertinente pourra assurer une cohérence d’ensemble de nos capacités militaires, garantir l’opérationnalité de nos forces, redorer le blason de l’armée et l’associer de manière vertueuse au processus de développement de notre pays », a précisé le 3e Président civil burkinabè (NDLR : Après Maurice Yaméogo et Michel Kafando). La version provisoire du Plan stratégique pour la réforme des forces armées (PSR 2017-2021) soumise à validation ce jour est le résultat d’un travail collectif.

Au cours des 3 jours de travaux du présent CASEM, il s’agira donc de viser plusieurs impacts dont la dépolitisation de l’armée et de l’environnement militaire, l’inscription dans la Constitution du rôle de l’armée, le renforcement de la sécurité, l’amélioration de la gestion des ressources, le renforcement du moral de la troupe, de la cohésion et la préservation des traditions militaires, le respect des lois et règlements, le renforcement de la responsabilité hiérarchique.

Le Président du Faso a souhaité des échanges francs et sans tabous afin qu’au sortir de ces assises, l’institution militaire puisse s’enorgueillir d’un travail de qualité.

Noufou KINDO

Burkina 24

Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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