Accident de la circulation: Un vendeur d’eau mortellement fauché

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Encore une vie humaine  fauchée suite à un accident de la circulation. Un garçonnet « pousseur de charrette », dont l’identité était inconnue au moment des faits, même des autres pousseurs, est mort après avoir été percuté cet après-midi du jeudi 21 juillet 2016 par une Toyota RAV4 à l’intersection sise derrière les bureaux de l’Union européenne, non loin de l’avenue Kwamé Nkrumah. L’occasion pour Salif Dao, un citoyen, de dépeindre les agissements de certains automobilistes et des tuteurs de ces enfants travailleurs circulant sans identité.

Ce petit garçon ne vendra plus de l’eau, parce que fauché par un véhicule 4×4. Quant au conducteur de la voiture impliquée, il n’était plus présent sur les lieux lorsque l’équipe de Burkina24 est arrivée.  Quelques instants après, le corbillard emporte le corps sans vie du garçonnet. Son identité est restée inconnue des autres enfants qui comme lui poussent à longueur de journée ces charrettes avec à bord de l’eau, du jus pour apaiser la soif de ceux qu’ils rencontrent sur leur chemin.

Les circonstances exactes de l’accident ne sont pour le moment pas connues. La zone n’étant fréquentée que par les passants, toutes les personnes présentes sur les lieux, disent n’être venues qu’après que l’accident ait eu lieu. L’indignation se lit cependant sur le visage de Salif Dao. Il venait d’effectuer la prière de 15h30 et s’est déjà fait une idée. Il s’indigne face à cet accident qui a lieu à une intersection et dont les conséquences témoignent de la gravité. « Ici à Ouagadougou, les gens ne respectent pas les intersections. Il suffit qu’ils ont la priorité, hop ! 100 à l’heure ! », commente-t-il.

Hagards, avec la peur visible sur le visage, les autres enfants, poussant eux-aussi des charrettes affirment ne rien savoir du disparu. Un enfant accidenté sans identité, sans aucune autre possibilité de rentrer en contact avec toute personne de qui il répond ou pourrait répondre, irrite davantage M. Dao.

« L’enfant est couché et on ne peut même pas connaître son tuteur. Tous les enfants qui poussent les charrettes et vendant les gâteaux et autres, on les a arrêtés. Ils sont venus voir. Personne ne le connait », relate-t-il.

Il est temps, dit-il, que l’idée de mettre sur chaque élève un papier contenant l’adresse de ses parents soit implémentée. Ainsi, continue-t-il, en cas d’accident ou d’incident, « on peut fouiller dans son sac et on trouve l’adresse ».

S’adressant aux premiers responsables de la commune, ce citoyen estime qu’ « il faut que la commune trouve un système pour exiger ces papiers là avec les enfants ».  Quant à «chaque parent ou personne qui va utiliser ces enfants pour vendre leurs gâteaux, ils doivent trouver un papier pour écrire leur adresse pour donner à l’enfant », ajoute-t-il.

Oui KOETA

Burkina24

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