États-Unis : la police tire sur un autre Afro-américain

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Charles Kinsey, jeune médecin afro-américain, a été blessé par la  police de Miami “alors qu’il ne représentait aucun danger”. Il s’est assis à même le sol, les mains en l’air et non armé, il essayait de raccompagner un patient autiste qui s’était perdu sur son chemin. Les faits remontent au lundi 18 juillet 2016 et diffusés sur la toile deux jours plus tard. 

Ce lundi 18 juillet 2016, Charles Kinsey, un thérapeute noir de Miami, apportait son assistance à une autiste égarée dans une rue de la Floride. Cette patiente, selon Jeune Afrique,  s’était échappée du centre où elle était hébergée et obstruait la circulation. Volontaire, le jeune médecin décide alors de la ramener lui-même à l’hôpital où elle était internée. C’est alors qu’il passera un triste quart d’heure.

Les policiers seront alertés par les passants et les automobilistes qui trouvent suspect le comportement du malade, tenant un objet difficilement identifiable entre ses mains. D’ailleurs l’un d’entre eux filme la scène dans une vidéo parue le mercredi 20 juillet dernier sur Youtube.

Apercevant les agents de police, Charles Kinsley s’étend à terre à côté du malade et met ses mains bien en évidence, pour les rassurer, avant de s’écrier: « Tout ce qu’il a dans les mains, c’est un camion-jouet pour enfant ».

« Je pensais qu’il ne m’arriverait rien du moment que je restais les mains en l’air… jamais je n’aurais pensé qu’ils me tireraient dessus. J’avais tort », a confié Charles Kinsey depuis sa chambre d’hôpital où il bénéficiait de soins médicaux à une télévision locale.

« Ils m’ont retourné face contre terre, m’ont menotté et m’ont laissé là, blessé, pendant trop longtemps», poursuit le malchanceux médecin dont l’avocat a promis selon le Washington Post, se battre pour obtenir la révocation du policier blanc à l’origine de cette bavure.

Cette autre affaire aux Etats-Unis est consécutive à une série de drames impliquant des Afro-américains tués par des policiers blancs.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source: Jeune Afrique

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