Burkina : Les militaires radiés courent toujours derrière leur réintégration

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Une délégation représentant les radiés de l’armée suite aux mutineries de 2011 devrait être reçue cet après-midi du lundi 25 juillet 2016 par le ministre de la défense Roch Kaboré, à en croire ces derniers. Mais,  l’audience n’a pas eu lieu, provoquant l’indignation générale.

Le monument aux martyrs à Ouagadougou leur a servi de lieu de convergence. Hervé Tapsoba, porte-parole des militaires radiés, n’est pas passé par quatre chemins pour livrer à ses camarades ce qui s’est passé. « On est allé mais ce n’est pas bon », a-t-il dit avant de poursuivre.

« Ils nous ont appelés le mardi pour dire que l’audience est accordée pour ce soir à 15h », rend compte Hervé Tapsoba. Mais, « hier, ajoute-t-il, ils ont appelé, commencé à dire qu’ils ne sont pas courant ».

Mais, le rendez-vous ayant été fixé pour ce jour, ils se sont retrouvés comme prévu au rond-point du monument des martyrs. « Quand on est arrivé (au ministère) » et « quand ils sont sortis, explique le porte-parole, ils ont dit que « il n’y a pas d’audience ».

Une réponse qui ne satisfait visiblement pas les radiés, qui disent ne pas comprendre. Et pour cause, promesse leur a été faite, qu’ils seront reçus comme prévu ce jour-même. « Nous, on avait  demandé une audience. On nous dit le 25 (juillet). Nous, on a fait venir les gens de Fada, de Bobo, de Tenkodogo, de partout. C’est difficile de dire à ces gens qu’il n’y a pas d’audience ».

A ceux-ci, et ce au regard de « la situation » qu’ils vivent tous, Hervé Tapsoba n’a pas manqué de témoigner de sa compassion. « Ceux qui ont fait le voyage, franchement, je vous pleure », a-t-il dit.

Après avoir rendu compte,  le porte-parole s’est prêté aux observations de ses camarades. Pour décider de la marche à suivre, il s’est adressé à l’assemblée en ces termes : « la décision nous revient tous ».

Sur le champ, tous ne se sont pas accordés sur la décision à prendre.  Certains, visiblement mécontents, que l’audience prévue n’ait pas eu lieu, ont jugé nécessaire qu’ils devraient marcher sur le champ jusqu’au ministère pour le signifier aux premiers responsables. Mais d’autres ont estimé cette démarche inopportune, jugeant qu’il fallait trouver une autre alternative.

Oui Koueta

Burkina24

Oui Koueta

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