Simon Compaoré : « J’ai trois totems »

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Le ministre de l’administration territoriale et de la sécurité intérieure, Simon Compaoré, au cours d’une rencontre tenue ce samedi 6 août 2016 avec la  fédération des associations du secteur informel du Burkina, a décliné ce qu’il considère comme ses « totems » et dont le non-respect pourrait le conduire à rompre, dare-dare, ses relations avec un tiers.

« J’ai trois totems », a dit Simon Compaoré, en réponse à une invite du porte-parole des commerçants qui, rapportant au ministre le souhait de ses camarades,  sollicitait son appui afin qu’ils bénéficient des marchés de l’Etat.

D’un

Le premier des totems, a-t-il fait savoir, « c’est demander une parcelle ». Foi de Simon Compaoré, durant tout le temps qu’il passé au poste de maire de la ville Ouagadougou, il n’a jamais octroyé une parcelle par ce canal.

De ce fait, il dit mettre au défi quiconque pourrait apporter un démenti à ce sujet. Et d’ajouter que  c’est pour cela qu’il n’a jamais été inquiété, depuis que des maires sont interpellés pour les deals de parcelles.

« Simon Compaoré n’a jamais distribué de parcelles. (…) On a arrêté des maires, il y a des gens qui disent pourquoi on n’a pas arrêté Simon. Mais Simon n’a pas fait de « fonfonfon » dans les parcelles. Pourquoi on va m’arrêter ? Pourquoi ? », a-t-il déclaré.

De deux

« Le favoritisme ». Selon le garant de la sécurité nationale, il n’a jamais usé ou monnayé ses compétences pour permettre à une connaissance d’avoir illégalement un service ou un bien.

De trois

Le troisième totem qui peut nuire à ses relations avec un tiers, à en croire, Simon Compaoré, c’est de lui « demander des marchés de façon illégale ». Il y a des services appropriés et de personnes habilitées à traiter cette question, a-t-il indiqué.

Concernant donc ces trois « totems », le ministre en charge de l’administration territoriale dit les avoir bannis dans sa conduite de vie. Il a précisé par ailleurs, que ce sont ceux qui étaient versés dans ces pratiques qui se retrouvent aujourd’hui à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO).

Précision

Du reste, à propos de la requête qui lui a été adressée, Simon Compaoré a confié travailler pour plus de transparence afin que les petits et grands commerçants puissent profiter équitablement des offres de l’Etat.

Interrogé sur la question, le porte-parole, Seydou Zangré, a précisé que leur attente était plutôt qu’ils soient pris en compte dans l’attribution des marchés et qu’elle ne soit pas au seul profit « des grands ».

Mamady Zango

Burkina24



Rédaction B24

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