Tlé, un spectacle retour aux sources pour le danseur burkinabè Olivier Tarpaga

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Toute la richesse culturelle africaine dans un spectacle de danse. L’idée et la chorégraphie sont d’un Burkinabè de la diaspora, le chorégraphe et musicien Olivier Tarpaga, qui fait un important pas de retour aux sources. Le spectacle a été présenté ce mardi 9 août 206, au Centre de développement chorégraphique la Termitière.

Tlé, le soleil en dioula. C’est le nom d’un spectacle d’une heure qui explore tout ce que le Faso et l’Afrique regorgent de richesse culturelle, exprimée dans une danse. Le spectacle s’ouvre sur une scène de vie quotidienne au village, dans un décor de cour royale.

Se succèdent ensuite une dizaine de rythmes du terroir, dans une chorégraphie qui emporte le spectateur par son harmonie et ses changements imprévisibles. Du Djansa au warba, en passant le doudounba, le mandiani et le korodouga, Tlé invite à un voyage culturel à travers le Burkina Faso et l’Afrique, avec sur scène, huit danseurs, et aux sons d’instruments traditionnels, maniés talentueusement par les quatre musiciens de la compagnie Dafra Drum.

Olivier Tarpaga - DR
Olivier Tarpaga – DR

Le spectacle se referme avec la danse très ondulée des Peulhs, ces nomades d’Afrique, comme pour donner tout son sens à la démarche du chorégraphe et musicien burkinabè, Olivier Tarpaga. « C’est un spectacle retour aux sources » explique celui qui entretient une renommée très loin de son pays.

Directeur de la compagnie Dafra Drum, Olivier Tarpaga est un danseur burkinabè qui a fait des débuts sur la scène nationale, mais qui, après des années de tournées internationales, a fini pas s’installer aux Etats-Unis et à faire carrière dans la danse contemporaine.

Avec Tlé qu’il définit comme un spectacle de danse africaine utilisant des techniques contemporaines,  c’est une nouvelle mission que se donnent Olivier Tarpaga et sa compagnie Dafra Drum : valoriser la danse traditionnelle et lui faire gagner le même respect que la danse contemporaine avec laquelle il remporte des prix internationaux.

« Il faut que nous commencions à ouvrir et à démocratiser notre danse traditionnelle au niveau des directeurs » se convainc-t-il, « car beaucoup de danseurs qui ont du succès commencent à aller vers la danse contemporaine».

Pour marquer ce retour aux sources, Olivier Tarpaga a choisi demagnifier la vie et le sourire : « En disant Tlé, j’ai ouvert l’univers de la vie au Burkina. » Pour le danseur, c’est une façon de montrer au monde une valeur du Burkina Faso : la vie, le sourire, symbolisée par le soleil.

Revelyn SOME avec Justin YARGA

Burkina24



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