Altercation entre un gendarme et un policier : La pillule de la gestion à l’amiable passe mal à l’UNAPOL

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L’Union police nationale (UNAPOL) a animé lundi 29 août 2016 à Ouagadougou une conférence de presse dont au menu, l’affaire du ‘’policier giflé par un gendarme’’. Au règlement du conflit ‘’à l’amiable’’, opté par les deux hiérarchies, le syndicat des policiers dit voir une démarche contre-productive et exige, de ce fait, une gestion efficiente durable pour les deux corps, a rapporté le  quotidien privé burkinabè, L’observateur Paalga.

Après l’affaire de  la gifle reçue par l’assistant de police Mohamed El Michaelou Ouattara alors qu’ « il invitait le Maréchal des logis de la gendarmerie, Daouda Nabolé, de descendre de sa moto, parce qu’ayant brûlé le feu rouge », les deux hiérarchies auraient décidé de la résolution qui suit : le policier se rendrait  à l’état-major de la gendarmerie où le gendarme, auteur de l’exaction, lui présenterait officiellement ses excuses, a fait savoir le commissaire de police Wakilou Sénou lors de la conférence de presse, ce samedi 29 août 2016, rapporte L’Observateur Paalga.

Si pour les premiers responsables des deux corps, cette résolution « à l’amiable » semble celle qui sied pour résoudre le conflit, pour le syndicat des policiers la pilule a du mal à passer.

« Avec ce modèle, on force le monsieur à se rendre à la gendarmerie, on le force à accepter les excuses puisque devant la hiérarchie il ne peut pas refuser. Mais dans les rangs beaucoup de choses se disent, dans le long terme, il peut y avoir crise », a déploré Wakilou Sénou.

Cela dit, pour des solutions à long terme, susceptibles donc de régler ces ‘’conflits répétitifs’’, il faudrait, selon lui, un management  qui se préoccupe « de la cohésion avec les autres forces de la Nation sans fouler aux pieds l’honneur des policiers ».

Pour le cas présent, l’UNAPOL dit envisager un recours par voie judiciaire afin que le droit soit dit.

Du reste, elle a invité l’autorité à initier une campagne de sensibilisation sur les rapports entre les Forces de défense et de sécurité et la nécessité de respecter la loi portant stratégie de sécurité intérieure, laquelle indique les sphères de compétence de la police et de la gendarmerie.

Mamady Zango

Burkina24

Rédaction B24

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