Gabon: Des troubles éclatent dans le pays

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L’annonce de la victoire d’Ali Bongo Ondimba à la présidentielle gabonaise du 27 août dernier a été confirmée ce mercredi 31 août 2016 par le ministre de l’Intérieur Pacôme Moubelet-Boubeya, avec 49,80% des suffrages exprimés. Il est donc autorisé à aborder un second mandat de sept ans alors que des contestations contre cette victoire ont lieu à Libreville et Port-Gentil.

« Est élu Bongo Ondimba Ali avec 49,80% des voix », a déclaré Pacôme Moubelet-Boubeya, lisant le procès-verbal général établi mercredi 31 août par la Commission nationale électorale autonome et permanente (Cenap). Quant à Jean Ping, il en a obtenu 48,23%.

A la suite de cette annonce, le ministère des Affaires Etrangères français a pondu un communiqué dans lequel il fait remarquer que « les conditions de l’annonce des résultats de l’élection présidentielle au Gabon sont une source de préoccupation. La France réitère son souci de transparence. Nous estimons nécessaire que les résultats de tous les bureaux de vote soient publiés. C’est la crédibilité du scrutin ainsi que la réputation internationale du Gabon qui sont en jeu…Aux côtés de ses partenaires africains et internationaux, la France sera vigilante », a-t-il indiqué.

Cette ambiance post-électorale au Gabon ressemble fort bien à un remake de 2009. La victoire d’Ali Bongo avait donné droit à de violentes manifestations des partisans de l’opposition accusant le parti au pouvoir de fraudes. Port-Gentil, la capitale économique gabonaise avait été mise à sac avec pour bilan des morts, des pillages, un couvre-feu, le consulat de France incendié…

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24                                                                                                  

Source: Jeune Afrique & BBC 



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