« Oh My God !!! C’est donc ça les Etats-Unis ? »

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« Oh  My God !!! ». Cette interjection populaire chez les Américains pour exprimer l’étonnement aura marqué Faartio Flore Hien. Au point qu’elle en a fait le titre du livre de ses souvenirs de son séjour aux Etats-Unis d’Amérique. L’œuvre a fait son apparition officielle le 2 septembre 2016 à Ouagadougou.

« Oh My God !!! Chronique de souvenirs américains », imprimé aux Editions La Muse, est un livre où l’auteur Faartio Flore Hien partage son expérience des Etats-Unis avec ses lecteurs. Rentrée de ses études, elle dit vouloir montrer ce qui fait la particularité de ce pays.

« Oh My God ! (Oh mon Dieu, ndlr) est l’expression la plus entendue là-bas pour exprimer son étonnement, et comme je suis étonnée par tout ce que je découvre, je dis donc  Oh my God ! c’est donc ça les Etats-Unis ?», explique-t-elle pour justifier son titre.

Difficile, la chronique

Pour Poussi Sawadogo, chargé de rendre compte de l’œuvre, son originalité réside dans le fait que l’auteur introduit le livre par la conclusion. Elle y relate le récit de son retour,  avant de traiter du départ de Yekil, le personnage principal,  pour le pays de l’Oncle Sam et de son séjour.

« Oh My God !!! Chronique de souvenirs américains »
« Oh My God !!! Chronique de souvenirs américains »

A cela s’ajoute le genre, la Chronique, que Prosper Kompaoré,  en homme de lettres averti, qualifie de difficile. « Je ne connais que deux auteurs qui ont écrit sous ce genre », dit-il.

Quant à l’auteur, elle fait remarquer que c’est sa narration des faits  sur un ton humoristique qui la distingue des autres.

L’œuvre dans son ensemble se présente comme une bible d’enseignement que  tout jeune aspirant à voyager, à découvrir le monde devrait lire avant de s’engager.

« Time is money !»

Dans ce livre, Pr Poussi Sawadogo a exhumé des traits caractéristiques de la nation de Barack Obama. Par exemple, le respect des lois est de rigueur. «Il faut une autorisation pour avoir un chien ou un chat et attendre 5 jours ouvrables pour encaisser un chèque », dit-il.

L’autre valeur décelée par le présentateur est la gestion et la perception du temps. « Time is money » (le temps, c’est de l’argent), l’expression est très importante chez l’Oncle Sam et Pr Poussi Sawadogo pense que « le Pays des Hommes intègres » devrait s’en inspirer. « Nous comprenons qu’au Burkina nous fournissons plus de justification par rapport à la ponctualité que de résultats. Si on veut changer, il faut que le temps soit notre premier souci », fait comprendre le professeur.

Le pays de tous les possibles

Le ministre de la culture Tahirou Barry (micro) a parrainé la dédicace
Le ministre de la culture Tahirou Barry (micro) a parrainé la dédicace

Enfin, l’Amérique est la terre de tous les possibles. Avec un peu de confiance en soi et du leadership, les rêves se réalisent aussi bien  pour l’ambassadeur que  pour le vendeur de fraise.

Pour lui, après ce séjour de deux ans et demi, le personnage est convaincu que si elle a réussi à surmonter les défis, elle est maintenant convaincue qu’elle peut tout réussir. « Yes, I can ! », peut-elle dire.

Le père qui est né avant sa fille …

Si les uns présentent Flore Hien comme celle qui suit les traces de son père écrivain Ignace Ansonwin Hien, elle rétorque  en ces termes, l’ironie au coin des lèvres : «C’est lui qui suit mes traces,  sauf qu’il a juste eu la chance de naitre avant moi !». Mais elle reconnaitra plus loin que son père lui a apporté de l’aide avec son expérience et ses conseils.

Le ministre de la culture, Tahirou Barry, parrain de la dédicace,  a quant à lui salué  l’œuvre de la jeune écrivaine.

Revelyn SOME

Burkina24

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