La NAFA-Côte d’Ivoire pour la libération de Djibril Bassolé maintenant

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La section ivoirienne de la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA CI), a animé une conférence de presse le samedi 03 septembre 2016 à la Maison de la Presse d’Abidjan. Entourés de leurs plus proches collaborateurs, Kantiono Joséphine et Kouda Saïdou, respectivement Secrétaire Générale et Secrétaire Général Adjoint de la NAFA CI ont partagé la position de la coordination ivoirienne du parti sur le cas de Djibrill Yipené Bassolé.

La NAFA section Côte d’Ivoire a décidé de donner de la voix pour obtenir la libération de son mentor Djibrill Bassolé détenu à la Maison d’Arrêt et de Correction des armées (MACA), accusé d’avoir comploté avec Gilbert Diendéré contre la transition.

Dans son discours préliminaire, le Secrétaire Général Adjoint et porte-parole de la NAFA CI a exprimé le souhait de sa libération.

« La section de la NAFA CI réitère son soutien total à son leader Djibrill Bassolé, cet apôtre infatigable de la paix, et souhaite que la lumière soit faite afin de lui permettre de retrouver la liberté le plus rapidement possible », a soutenu Kouda Saidou avant d’appeler la justice burkinabè à faire preuve de responsabilité et de crédibilité en permettant aux avocats (nationaux et internationaux) de Djibrill Bassolé d’avoir une réelle et efficiente implication dans le dossier de leur client.

La Secrétaire Générale de la section-Côte d’Ivoire de la NAFA, Kantiono Joséphine,  qui a indiqué avoir rencontré l’ex-Ministre des Affaires Etrangères Burkinabè le 14 février 2015 a, toutefois, reconnu qu’il était détenu dans de bonnes conditions et qu’il avait « le moral haut ».

A en croire son adjoint et porte-parole du parti à Abidjan, Kouda Saidou, la tenue de cette conférence de presse vise à interpeler les autorités burkinabè sur la nécessité d’établir le dialogue et d’ouvrir le procès du prévenu afin qu’il ait l’opportunité de dire sa part de vérité.

« Si tel n’est pas le cas, nous estimons qu’il s’agit d’un problème purement politique visant à neutraliser notre leader qui est un poids lourd de la vie politique au Faso. Après avoir réussi à l’écarter des échéances électorales en 2015, nous y voyons une manœuvre pour lui barrer la route en 2020», a décrit Kouda Saidou.    

« Après Blaise Compaoré, la figure de proue apte à diriger le Burkina Faso est sans aucun doute Djibrill Bassolé. Pour cette raison, il faut le neutraliser politiquement et c’est ce qui est en train d’être fait», ajoute-t-il.

Pour la NAFA CI, étant donné que le scandale des présumés appels téléphoniques ayant incriminé leur leader a été réglé par la voie diplomatique entre Abidjan et Ouagadougou pour la levée de la plainte contre le numéro 2 ivoirien, Guillaume Soro, les autorités burkinabè devraient en faire de même pour Djibrill Bassolé en prononçant un non-lieu pour sa relaxe pure et simple.

Sur la question de la participation de la diaspora burkinabè à l’élection présidentielle du Faso en 2020, les responsables de la NAFA en Côte d’Ivoire, veulent de voir pour croire.

« La politique étant un jeu de calcul, si le terrain de la diaspora n’est pas favorable au pouvoir en place au Burkina Faso, nous doutons fort que ce t’engagement soit tenu», a témoigné Kouba Saidou.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Correspondant de  Burkina24 en Côte d‘Ivoire

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