Audition de ministres de Blaise Compaoré : « On est serein » (Jean Couldiaty)

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Ce mardi 6 septembre 2016, 11 ministres du dernier Gouvernement de Blaise Compaoré ont été auditionnés dans le cadre de l’enquête menée par la Haute cour de justice sur les victimes de l’insurrection populaire d’octobre 2014 lors de laquelle une trentaine de personnes ont perdu la vie.

Depuis 8h, 11 ministres du dernier Gouvernement de Blaise Compaoré ont répondu à la convocation de la gendarmerie nationale. Il s’agit de Jean Couldiaty, Amadou Diemdioda Dicko, Toussaint Abel Coulibaly, Mahama Zoungrana, Alain Edouard Traoré, Baba Hama, Jean Bertin Ouédraogo, Arsène Bognessan Yé, Emile Diala, Essaie Konaté et Nestorine Sangaré.

En sus de l’enquête entamée par la Haute cour de justice, les députés du Conseil national de la transition (CNT) avaient mis en accusation l’ensemble du dernier gouvernement de l’ancien président du Faso devant la Haute cour de justice pour, entre autres, « coups et blessures volontaires, complicité de coups et blessures, assassinats et complicité d’assassinat».

Sérénité

A cette mise en accusation, « il fallait qu’on vienne répondre et dire ce qu’on sait de ces choses. On a ratissé tout », a affirmé Jean Couldiaty, ministre du Développement de l’économie numérique et des postes du dernier Gouvernement de Blaise Compaoré. Selon ce dernier, « tout s’est bien passé », lors des auditions. De 8h à pratiquement 17h 40, les 11 anciens ministres se sont prêtés à l’exercice.

Pour l’audition, les ex-ministres ne se sont pas attachés les services d’un avocat, note Jean Couldiaty : « Ce n’était pas obligé d’avoir un avocat aujourd’hui », et de poursuivre que tout s’est passé dans la cordialité : « Ils nous ont rassurés. Ils ont fait leur boulot, nous aussi on a répondu. On est serein ».

Les auditions de tous les membres du dernier Gouvernement de Blaise Compaoré se poursuivront par vague. A noter que parmi les ministres concernés, figure Djibrill Bassolé, ancien ministre des affaires étrangères actuellement incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) pour son implication présumée dans le coup d’Etat de septembre 2015.

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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