Burkina : 20 partis politiques menacés de dissolution

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Vingt  partis et formations politiques risquent la suspension ou la dissolution dans trois mois s’ils ne se conforment pas à leur propre règlement intérieur tel qu’ils l’ont ficelé à la création. L’avertissement émane d’un communiqué du ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation en charge des libertés publiques et fait suite à un précédant autre datant du 1er août 2016.

Le 03 août, Aristide Béré en charge des libertés publiques au ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation affirmait qu’il y a des partis politiques qui n’ont pas tenu leurs instances depuis 6 ans. Pour assainir le fichier des partis et formations politiques « légalement reconnus » au Burkina Faso, et à l’issue du conseil des ministres du vendredi 08 juillet 2016,  le ministre en charge des libertés publiques avait invité les responsables de quarante et deux (42) partis et formations politiques à se conformer aux dispositions de l’article 19 de la loi portant charte des partis et formations politiques au Burkina Faso. Ils avaient jusqu’au mercredi 31 août 2016 pour le faire. A ce jour, 20 d’entre eux ne se sont toujours pas exécutés.

Il s’agit de Action Solidaire pour la Démocratie et le Développement (A.S.D.D), Alliance pour le Progrès et la Liberté (A.P.L), de la  Convention pour la Démocratie et la Liberté (C.D.L), Congrès des Nations Africaines/Burkina Faso (C.N.A/BF), du Conseil National pour le Changement (C.N .C), Front Démocratique Républicain (F.D.R), Ligue Nationale pour la Démocratie, les Mouvements Coalisés pour l’Alternance Démocratique au Burkina Faso (LINAD/MOCLAD/BF), Mouvement d’Action Culturelle pour l’Ennoblissement de la Politique(M.A.C.EN.POL), du Mouvement des Intellectuels pour le Développement (MIDE), du Mouvement pour la Démocratie et la Liberté (MO.DE.L), du Mouvement Progressiste Africain (MPA), du Parti des Forces Indépendantes pour le Développement (PFID), du Parti Libéral du Burkina (P.L.B), du Rassemblement pour le Développement du Burkina (R.D.B), de Renaissance Démocratique et Patriotique au Faso (R.D.P.F), du Rassemblement Démocratique et Populaire (R.D.P), du Rassemblement Patriotique du Salut (R.P.S), de l’Union des Forces Centristes (U.F.C), de l’Union des Forces Progressistes (UFP)  et de l’Union pour la Renaissance Démocratique/Mouvement Sankariste(U.R.D/M.S)

Le délai à eux confié étant expiré, il leur est fait application des dispositions de l’article 29 de la loi suscitée. Il stipule que « lorsque le parti ou la formation politique ne respecte plus ses propres statuts relatifs à son fonctionnement régulier, le Ministre chargé des libertés publiques peut lui adresser un avertissement lui enjoignant de respecter ses statuts ».

L’application dudit article leur donne à nouveau deux (02) semaines. Un nouveau délai à l’issue duquel le parti ou la formation politique « en irrégularité » écopera d’une suspension de trois (3) mois. Dans ce nouvel  avertissement, le ministre en charge des libertés prévient : «   Au-delà de ces trois (3) mois, si rien n’est fait, la sanction suprême, (c’est à dire) la dissolution est prise ».

Oui Koueta

Burkina24

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