Valeurs démocratiques et burkinabè discutées à Koudougou

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Le bureau exécutif du Mouvement Burkinabè pour la Promotion des Valeurs Démocratiques,  conduit par son président Romuald P Yaro, a échangé avec les membres sympathisants du mouvement à Koudougou, le mardi 6 septembre 2016,  en vue de la mise en place de ses structures régionales et provinciales dans la région du Centre-ouest.

 Pour le président du mouvement Romuald Yaro, dans son mot introductif, le Burkina Faso a marqué l’histoire et l’actualité internationales depuis son indépendance. Son mouvement a retenu trois faits majeurs, qui pour lui  ont affecté la vie politique et sociale du pays. Il s’agit : du soulèvement populaire du 3 janvier 1966, de la révolution d’août 1983, de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.

Le président du mouvement souligne que ces trois évènements majeurs, sont caractérisés par des points de similitude, à savoir : le refus de l’injustice, fondée essentiellement sur des actes administratifs en déphasage avec les aspirations du moment, le refus de l’oppression, notamment la mal gouvernance, la corruption, le favoritisme, le népotisme etc. Pour lui l’espérance du peuple burkinabè et de son abnégation, à ne compter que sur lui-même, pour trouver des solutions appropriées et adaptées aux difficultés qui minent son développement.

Il conclut que tous ces évènements majeurs, traduisent l’immense besoin pour notre peuple de préserver des valeurs qui lui sont reconnues et qui lui sont chères, lesquelles valeurs, font d’ailleurs des Burkinabè des Hommes courageux, honnêtes, intègres, sociables, solidaires et travailleurs.

Après les évènements des 30 et 31 octobre 2014 poursuit le président Yaro, « on a malheureusement constaté une montée inquiétante de l’incivisme et de la mal gouvernance. C’est ainsi qu’on a pu observer, des actes de défiance de l’autorité de l’Etat, de mépris des symboles de la République et de mauvaise gestion de nos administrations, avec pour corollaire la mise à l’écart de nos référentiels, que constituent les codes de déontologie et d’éthique de nos administrations »

 Romuald Yaro pense que des situations majeures, peuvent expliquer cette montée fulgurante de l’incivisme, qui s’illustre essentiellement par des comportements de révolte et le développement d’attitudes, peu recommandables par les masses, pour se rendre justice ou pour revendiquer.

Pour lui, il s’agit essentiellement : de la velléité et de l’obstination de certaines autorités politiques, à transgresser la volonté des masses, faisant fi du bon sens dans certaines prises de décisions. Son mouvement entend ici par référentiels, l’ensemble des valeurs, qui doivent en principe régir, notre vivre ensemble et donc notre vivre en société,  valeurs qui, tout en prônant nos droits, doivent mettre en exergue nos devoirs, de sorte que nous puissions vivre en harmonie et dans un climat de quiétude absolue.

Le président du mouvement ajoute qu’il est donc nécessaire que les comportements changent, aussi bien chez les gouvernants que chez les gouvernés, afin de concrétiser et de préserver cette lueur d’espoir, pour procurer à tous, un Burkina Faso nouveau dans lequel le respect de ces valeurs démocratiques constituera un sacerdoce.

Michel YAMEOGO

Correspondant de Burkina24 à Koudougou

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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