Alassane Sakandé, député MPP: “La décision de lancer l’insurrection a été prise à notre BPN du 25 octobre”

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Alassane Sakandé, président du groupe parlementaire du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), a fait quelques commentaires lors de l’ouverture des deuxièmes journées parlementaires du groupe, ce 22 septembre 2016 dans la Sissili. Ces affirmations parlent des auteurs originels de l’insurrection populaire aux relations entre l’Exécutif et le Parlement, en passant par les récentes plaintes du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP). Nous vous donnons lecture de l’intégralité de ces propos, en présence des groupes parlementaires BURKINDLIM, UPC, CDP et PJRN. 

Du report du congrès extraordinaire du CDP

“Depuis quelques jours un parti a décidé du report de son congrès sous le prétexte fallacieux qu’on organise une chasse aux sorcières contre leurs responsables. Ces gens-là ont vite oublié.

Ces gens qui, hier encore, ont ordonné de tirer à balles réelles sur nos jeunes, nos femmes, sur notre peuple ne peuvent pas se plaindre aujourd’hui qu’on s’acharne sur eux. Les responsables de ce parti doivent cesser de faire dans la négation et la démagogie”. 

De l’origine de l’insurrection populaire 

Ces derniers temps nous assistons à ce qu’on peut appeler de la fanfaronnade de la part de certains partis politiques et de certaines OSC en ce qui concerne l’insurrection des 30 et 31.

D’autres mêmes s’arrogent le droit ou le devoir d’organiser des conférences de je ne sais quoi. Mais la réalité historique est là : l’insurrection des 30 et 31 a été pensée et conduite par les forces politiques et patriotiques du Burkina Faso dont le MPP a été le moteur. La décision de lancer l’insurrection a été prise à notre Bureau politique national du 25 octobre 2014 au CENASA. A César ce qui est à César. 

Cette précision était nécessaire, car on ne pouvait pas laisser ces politiciens versatiles continuer à faire avaler des contre-vérités au peuple.

Il est vrai aussi que ceux qui étaient de nos côtés hier pour combattre l’arbitraire sont aujourd’hui passés à l’adversaire. Pour des intérêts personnels et égoïstes, ils ont enjambé, sans le moindre frisson ni gêne, les cadavres et le sang de ces jeunes et femmes qui ont porté l’insurrection au péril de leur vie.

J’en veux pour preuve la naissance d’alliances ouverte et honteuse de certains partis avec les résidus du système Blaise Compaoré afin de comploter contre notre jeunesse insurgée et héroïque. Mais que tous ces renégats se détrompent. S’il y a une chose non négociable, c’est bien l’irréversibilité des acquis de l’insurrection.  

Toutes les alliances contre-nature et autres contorsions politico-idéologiques en vue de déstabiliser notre pouvoir resteront vaines. Car le Groupe parlementaire MPP et partant, l’ensemble du MPP, tirant leur légitimité du peuple tout entier, sauront faire siennes les aspirations des masses populaires“.

Des rapports entre l’Excutif et le Parlement

Mais qu’on s’entende bien. Si l’Assemblée nationale regarde dans la même direction que l’Exécutif, elle ne saurait en être la caisse de résonance. Elle assumera sans marchandages ses missions constitutionnelles : voter la loi, consentir l’impôt et contrôler sans complaisance l’action gouvernementale.

Dépositaire de la souveraineté populaire, l’Assemblée nationale, en aucun moment, ne va se départir de son rôle de sentinelle de la volonté générale. Pour cela, elle continuera d’interpeler le gouvernement quand il le faut et sur les questions qu’il faut. Sans que cela ne puisse être considéré comme un quelconque signe de mésentente ou de conflit larvé entre l’Hémicycle et l’Exécutif, comme s’ingénient à  faire croire des opposants“.

Propos recueillis par Jules César KABORE

Burkina 24

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