Musique : Nabalum se dévoile

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Nabalum, jeune artiste burkinabè a fait sa première scène ce 24 septembre 2016, à l’occasion de la rentrée culturelle de  l’institut français de Ouagadougou.

Elle est considérée comme l’étoile montante de la musique burkinabè avant même la sortie de son premier album. Son EP de 4 titres sortie en avril 2016 l’a dévoilée au public. Lauréate de visas pour la création, elle est rentrée d’une résidence à la Cité internationale des arts à Paris où elle a travaillé à finaliser son album.

Nabalum sur scène

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Pour une première sur scène, c’est un coup de maître. Nabalum, filleule de Alif Naaba, a démontré qu’elle a bien appris la leçon.  Avec une formidable présence scénique, cette jeune auteure-compositrice a tenu en haleine son public pendant toute sa prestation.

« C’est une soirée pleine d’émotion. J’avais un peu peur parce que je ne connais pas le public. Je ne savais pas comment il allait réagir mais là,  je suis contente de ce que j’ai vu », dit-elle.

Son parrain, fier d’elle, dit être plus que jamais déterminé à la soutenir.

«Ce fut une soirée exceptionnelle parce que c’est la première fois qu’on présentait Nabalum au public. En tant que parrain de l’artiste,  je suis fier d’elle. C’est une voix sûre. Elle sait ce qu’elle veut », commente Alif Naaba.

Alif Naaba a grincé de la guitare
Alif Naaba a grincé de la guitare pour accompagner sa filleule 

Cette voix veloutée et profonde découverte lors d’un concours sur la chaîne de la télévision ivoirienne, confie  le Prince aux pieds nus, l’a conquis. Prise sous son aile, elle effectuera des aller-retour entre la Côte d’ivoire, pour voir ses parents et poursuivre ses études,  et le Burkina, pour plusieurs résidences à Ouagadougou dans la structure Paon’Go.

Pour l’heure, Nabalum, après ses études en sciences économiques, se consacre à la sortie de son premier album dénommé « Saké », qui veut dire «accepte» en langue mooré et qui traduit sa décision de venir à la musique.

Nabum ovationnée

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« Saké », parce que longtemps j’avais la fibre musicale en moi mais je n’osais pas franchir le pas. Parce que la musique m’a demandé de l’accepter et c’est ce que je fais. C’est une histoire d’amour formidable », justifie-t-elle.

Mais pour le moment, confie-t-elle,  « j’ai plein de rêves dans la tête (…). J’ai beaucoup d’ambition et je travaille pour ça. Je prie aussi Dieu pour que ça aboutisse à ce que je veux ou plus, inch Allah ».

S’inspirant de grands noms de la musique africaine et de la pop internationale, elle adopte l’afro-soul comme style musical et chante en mooré, français, dioula et anglais.

Pour le ministre de la culture Tahirou Barry, c’est là une grosse révélation de la musique qui a été donnée de voir à cette soirée. Il s’est donc engagé à lui apporter son aide.

Dénicher des artistes burkinabè de la diaspora est une autre mission dont s’est investi désormais Alif Naaba. Néanmoins, il précise que le plus important  n’est pas de savoir chanter. Il faut des artistes de scène, qui peuvent porter un public et qui n’a pas la paresse de découvrir.

Revelyn SOME

Burkina 24



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