Crise de l’éducation nationale : Un accord pour assainir le milieu éducatif burkinabè

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L’école au Burkina rencontre de nombreuses difficultés, marquées de nombreuses grèves. Conclusion, les années académique se chevauchent. C’est pour trouver une solution que du 6 au 29 septembre 2016 se sont déroulés les travaux gouvernement-Syndicats des enseignements supérieur et de la recherche à Ouagadougou. Un accord a été trouvé à l’issue de cette rencontre.

C’est dans la salle de conférence du Premier ministère que l’accord, du gouvernement-syndicat de l’enseignement supérieur  et de la recherche, a été signé ce 29 septembre 2016.

 Les négociations ont porté,  entre autres, sur la revalorisation de la prime de recherche, l’assurance maladie des enseignants chercheurs et leurs ayant droit, la normalisation des années académiques, le rehaussement des volumes horaires dans l’enseignement supérieur, etc.

Après plusieurs semaines de négociation il ressort des points d’accord. Les parties ont convenu de prendre des mesures d’accompagnement à accorder aux enseignants à temps plein, des frais  de laboratoire ou de paillasse aux des enseignants à temps plein, d’octroyer un voyage d’étude chaque année pendant trois ans aux enseignants à temps plein.

Il est aussi question de la réduction du volume horaire statuaire pendant les trois années du cycle doctoral, du maintien de la prime de participation à la recherche aux ingénieurs de recherche et de voyage d’étude accordé désormais aux assistants et aux attachés de recherche.

Toujours, selon ce texte, les parties ont convenu de « la  relecture des textes régissant la gestion académique, pédagogique administrative et financière des institutions d’enseignement supérieur et de recherche ». L’élaboration et adoption des textes encadrant les heures supplémentaires et les heures de vacation effectuées dans les institutions publiques d’enseignement supérieur et de recherche sont également à l’ordre du jour. A l’endroit des étudiants,  il est prévu un accompagnement social et l’établissement de la carte universitaire.

Les points de non accord et points non discutés

Toutefois, des points n’ont pas fait l’objet d’accord ou n’ont pas été discutés. Il s’agit, entre autres, de l’élaboration et l’adoption de textes portant libération des bureaux et laboratoires par les retraités non réquisitionnés pour compter de fin octobre 2016 et de l’augmentation du volume horaire statutaire de chaque enseignant-chercheur d’une heure par semaine soit 25 heures dans l’année, afin d’aider à la normalisation  des années académiques.

Pour ce qui concerne la normalisation des années académiques proposées par le gouvernement, selon le communiqué, la partie syndicale a pris acte des propositions formulées. Mais note aussi que ces propositions comportent des mesures qui constituent des options politiques.

« Les syndicats ne sont pas opposés à ce que tout soit mis en œuvre pour résorber les retards universitaires. Simplement, ils considèrent qu’un certain nombre de mesures, qui ne sont pas des mesures syndicales mais des mesures administratives pesant peut-être sur le ministre, les présidents d’université, les directeurs d’UFR pour faire marcher les universités  pour amener chaque acteur à accomplir les devoirs de sa charge », a indiquéFiliga Michel Sawadogo, ministre en charge de l’enseignement supérieur.

Jules César KABORE

Burkina 24

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