Burkina : Les députés du groupe PJRN réfléchissent sur la nouvelle Constitution

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Le groupe parlementaire paix,  justice et réconciliation nationale(PJRN) a tenu ses deuxièmes journées parlementaire de l’année 2016, les 7 et 8 octobre, à Koudougou. 48 heures durant, les élus nationaux de la NAFA et de l’ADF/RDA se sont penchés sur le thème « quelle constitution pour une véritable réconciliation nationale et pour une stabilité politique durable au Burkina Faso ? ». Au cours de la cérémonie d’ouverture, tous les autres groupes parlementaires ont salué la solidarité entre les groupes et souhaité que de ces réflexions sortent des propositions et recommandations pour améliorer les travaux de la nouvelle constitution en rédaction.

Les députés du groupe parlementaire PJRN ont fait des recommandations pour améliorer les travaux de la commission constitutionnelle chargée de rédiger une nouvelle constitution en vue du passage à une cinquième république.

Après Ouahigouya pour les premières journées parlementaires, c’est à Koudougou que les députés du groupe parlementaire PJRN se sont retrouvés pour réfléchir sur le thème « quelle constitution pour une véritable réconciliation nationale et pour une stabilité politique durable au Burkina Faso ».

Pour la présidente du groupe, Marie Rose Sawadogo, l’adoption d’une nouvelle constitution est un sujet d’intérêt national, puisqu’il s’agit de redessiner l’avenir politique, social, institutionnel de notre pays, dans un contexte marqué par de fortes tensions sociales et de difficultés à relancer l’économie nationale.

La présidente constate que le pays a du mal à se remettre sur les rails d’une bonne santé économique à même de répondre aux préoccupations essentielles de nos populations qui demeurent toujours en quête de meilleures conditions de vie, d’une bonne politique en matière de santé, de scolarisation et d’emploi pour les couches sociales les plus défavorisées, c’est-à-dire les jeunes et les femmes.

Le Burkina Faso, poursuit la présidente, a mal à sa cohésion sociale car, la situation post-insurrectionnelle a creusé  davantage la fracture sociale et aiguisé les appétits de justice sociale et de cohésion de notre peuple. Elle a salué la pertinence du thème et la clairvoyance avant-gardiste des députés du groupe PJRN dont les réflexions autour de cette thématique devront être riches et porteuses d’espoir pour nos populations.

A cet effet, a dit Rose Sawadogo, le groupe parlementaire paix justice et réconciliation nationale donnera encore de la voix avec énergie si le mode d’adoption de cette nouvelle constitution se fait au détriment de la satisfaction des besoins prioritaires de nos populations. Pour éclairer et guider les réflexions, le groupe s’est attaché les connaissances et l’expérience d’un professeur en droit public et membre de la commission constitutionnelle en la personne la personne de Dr Abdoul Karim Sango. La clôture des travaux est intervenue le samedi 8 octobre 2016.

Une motion de remerciement aux présidents de l’ADF/RDA  maitre Gilbert Noël Ouédraogo et de la NAFA Rasmané  Ouédraogo, aux représentants des autres groupes parlementaires ainsi qu’à leurs militants. Plusieurs recommandations ont été adoptées dont le respect  du principe du consensus dans tout le processus d’élaboration et de validation de la nouvelle constitution.

Michel YAMEOGO

Correspondant de Burkina24 à Koudougou



Rédaction B24

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