Plan d’accélération de la planification familiale : Plaidoyer autour des besoins des jeunes

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Le plan d’action de la planification familiale (PF) 2013-2015 a pris fin. Mais les besoins des jeunes n’ont pas été suffisamment pris en compte. Cette insuffisance veut être corrigée dans le plan d’accélération pour la période 2016-2020 en cours d’élaboration. L’Association SOS Jeunesse et Défis apporte sa contribution à travers l’adoption d’un plan d’action de plaidoyer.

Le gouvernement burkinabè procède actuellement à l’évaluation du plan d’action 2013-2015 de la planification familiale. Il en ressort des insuffisances. C’est la directrice de la santé de la famille, Dr Ramatou Sawadogo, qui le reconnaît.  Ce plan «ne prenait pas suffisamment en compte les besoins des jeunes en matière de planification familiale ».

Un plan d’accélération 2016-2020 sur la PF est en cours d’élaboration. Dr Sawadogo salue donc à sa juste valeur, un atelier initié par l’Association SOS Jeunesse et Défis dont l’objectif est de faire un plaidoyer des jeunes pour la prise en compte de leurs besoins spécifiques dans le plan d’accélération.

Cet atelier a eu lieu du 26 au 28 Juillet 2016. Un plan d’action de plaidoyer a été élaboré. L’atelier de ce 11 octobre 2016, organisé en partenariat avec le Groupe technique Santé de la reproduction (GT/SR) à Ouagadougou, avec l’implication d’un sous-groupe du GT/SR exclusivement dédié aux jeunes, servira à valider ce plan.

Maîtriser la démographie

De la gauche vers la droite, Célestin Compaoré, Dr Ramatou Sawadogo et Ousmane Ouédraogo -  © Burkina24
De la gauche vers la droite, Célestin Compaoré, Dr Ramatou Sawadogo et Ousmane Ouédraogo – © Burkina24

Célestin Compaoré, le coordonnateur de l’Association SOSJD, a insisté sur la nécessité de recadrer les jeunes. Ce recadrage concerne notamment les adolescents, dont le comportement sexuel, impacté par la forte croissance démographique, la baisse du pouvoir économique des parents et le « développement spectaculaire » des moyens de communication, est marqué par des rapports sexuels tant précoces que non protégés, aux conséquences mal maîtrisées.

« La jeunesse est une frange véritablement vulnérable en matière de santé, c’est une cible prioritaire à considérer dans les actions en matière de santé et de développement », a renchéri Dr Ramatou Sawadogo. Pour elle, la planification familiale «n’est plus une simple question de santé mais de développement ».

Elle en veut pour preuve le fait que le Burkina n’arrive « pas à maîtriser cette démographie galopante ». Pourtant, cette maîtrise est nécessaire pour que « nous puissions bénéficier du dividende démographique ».

Les espoirs résident donc dans le plan d’accélération. Le représentant du chef de file du GT/SR, Ousmane Ouédraogo, a salué l’organisation de cet atelier de plaidoyer. Il « permettra d’identifier des activités pertinentes  que nous pourrons prendre en compte dans l’élaboration » du plan, est convaincue Dr Sawadogo.

A la fin des travaux de deux jours, les participants devront aboutir, entre autres, à la validation du plan d’action élaboré par le sous-groupe jeunes du GT/SR et à identifier les bons arguments pour la prise en compte des besoins des adolescents et jeunes dans le prochain plan d’accélération sur la planification familiale.

Abdou ZOURE

Burkina24



Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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