11 comédiens sortent du moule de l’Ecole Internationale de Théâtre Jean-Pierre Guingané

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L’école Internationale de Théâtre Jean-Pierre Guingané met sur le marché une nouvelle crue de comédiens professionnels. Ils étaient 11 étudiants à jouer dans la pièce de fin de formation pour montrer aux parents amis et professionnels qu’ils étaient prêts à aller sur le terrain. La pièce se nomme « Je veux voir Muissov», un texte du romancier russe Valentin Kataev et mis en scène par Vagba Obou De Sales.

L’action se passe en Union soviétique  dans les années 1960. Un dimanche,  Valdmir Muissov, fonctionnaire important est venu à la Maison du repos « Les Tournesols » située dans la banlieue de Moscou.

Nicolas Zaitsev, un fonctionnaire subalterne vient le relancer pour lui faire signer un bon de livraison de peinture et comme on lui exige un certificat de travail pour le laisser entrer, il se fait passer pour l’époux de la célèbre Klava Igniatiouk, jeune agronome. Malheureusement pour lui, cette dernière vient aussi au « Tournesols » pour retrouver son mari.

Plus tard, c’est madame Zaitsev qui elle aussi arrive à la maison de repos pour chercher son mari. La maison de repos se transforme se remplit alors de tohu-bohu. Mais l’histoire trouve un dénouement heureux à la fin.

La mise en scène est de Vabga Obou De Sales, par ailleurs directeur de l’école nationale de théâtre et de danse à l’institut National supérieur des arts et de l’action culturelle d’Abidjan et la présentation a eu lieu le 6 octobre 2016.

Pourquoi cette pièce?

Les étudiants avaient la lourde tâche d’assimiler le texte et de se familiariser avec les différents noms de personnages.

Le metteur en scène reconnait à l’auteur aussi son art de traiter de manière ironique mais légère et sans critique ouverte qui permet à cet écrivain né en 1897 et décédé en 1986 d’être un écrivain « bien en cour».

Adèle Badolo, qui a joué le personnage de la directrice de la maison de repos, ne dira pas le contraire. « Le texte étant d’un Russe, il me paraissait difficile d’incarner le rôle d’une femme âgée et russe. Mais au fur et à mesure qu’on s’entrainait je m’adaptais », dit-elle.

Cinq semaines ont été nécessaires pour la création de la pièce qui aura duré deux heures, au cours desquelles les étudiants ont tenu les spectateurs en haleine à travers des jeux décalés, maladroits et empreints d’humour.

Satisfaction pour le metteur en scène qui cherche les mots pour exprimer sa joie :

« C’est une satisfaction. Cela a été curieux pour moi, même si je n’avais pas de doute sur leur formation.  Mon inquiétude se trouvait dans la durée du spectacle parce que les spectateurs n’étant pas habitués à de long spectacle. Comment tenir en haleine le public et les pour eux comédiens qui sont si jeunes ? Vu la réaction du public, je me dis, ok donc ils sont vraiment prêts, ils ont relevé le défi ! ».

Martin Zongo, directeur du Carrefour international de théâtre de Ouagadougou, un habitué de théâtre, dit être agréablement surpris de la qualité des comédiens pour un début. Pour ce faire, il repart rassuré que la relève est assurée

« Le souci qui nous habite constamment c’est la formation, la relève. Ce que l’école vient de livrer comme cuvé est très excellent. Je peux dire que ça nous rassure. (…) Il y a en a d’excellent, de succulent même. Je pense qu’ils vont surement se présenter à la prochaine audition du CITO pour nos spectacles», dit-il

Certains étudiants ont montré qu’ils ont plus d’un talent à l’image d’Adjaratou Sawadogo pour la scénographie et Barry Sahadou pour avoir été assistant du metteur en scène.

Le nom de cette troisième promotion est « Boureima Ouédraogo », du nom d’un des leurs décédé au cours de la formation

Cette pièce sera en tournée dans d’autres écoles de formation en théâtre, notamment au Bénin et en Côte d’Ivoire.

Revelyn SOME

Burkina24

 



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