BUCOT: Les maquis, bars et boîtes de nuit luttent désormais contre le tabac

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Le Burkina Uni Contre le Tabac (BUCOT) est une initiative de gérants et responsables de maquis, bars et boîtes de nuit pour bouter hors de ces lieux le tabac. Pour ce faire, ils se sont appropriés les textes en matière de lutte contre le tabac au cours d’une rencontre le vendredi 7 octobre 2016 à Ouagadougou.

Dans le but de lutter contre le tabagisme dans les lieux publics notamment les maquis, les bars et boîtes de nuit, une première rencontre de sensibilisation sur les méfaits de la cigarette s’est tenue avec les responsables et gérants de ces lieux, selon le coordonnateur de BUCOT, Ouattara Moulaye Dallas.

Cette deuxième rencontre a pour but d’éclairer les tenanciers de ces lieux de travail pour certains et de distraction pour d’autres sur les textes en vigueur au Burkina Faso sur le tabac et les mesures à prendre afin de garantir un lieu saint pour tous.

Pour le coordonnateur, l’application des textes dans leurs structures a un double avantage, sur la santé et l’économie.

« Après tout, c’est nous les gérants de ces endroits qui sommes les premiers exposés. On reste là-bas jusqu’à la fermeture, alors que le client est là pour 1 heure ou 2 heures , il fume et il s’en va. Ne pas fumer dans les boites, je crois ça arrange aussi, de façon économique les bars. Ils n’allumeront pas les aspirateurs qui on le sait, consomment l’électricité », explique-t-il.

« Les maquis et les bars sont les lieux les plus pollués au Burkina parce que ce sont des enceintes closes. Quand les gens fument, l’air ne rentre pas, l’air est pollué. On peut avoir facilement une intoxication au tabac », révèle Salif Nikiéma, coordonnateur de  Afrique contre le tabac, venu les entretenir sur les questions sanitaires et juridiques en matière de tabagisme au Burkina Faso.

Selon toujours ses dires, il est ressorti que  ce sont des lieux où les industries de tabac font la promotion de leurs produits. Alors qu’il est interdit de faire la promotion, la vente , la distribution gratuite, la publicité dans les maquis

Par contre,  il se réjouit de l’initiative des premiers responsables de ces lieux de lutter contre le tabagisme.

« Cette action va faciliter notre travail sur le terrain et en fin de compte, c’est tout le monde qui va gagner », dit-il.

Pour Ali Ouédraogo, gérant de bar climatisé, ce qui est préconisé, « c’est  de fumer à l’extérieur avant d’entrer dans le bar. S’il y a des espaces fumeurs comme dans certains endroits, respecter les consignes. Nous sommes très exposés , d’abord pour la santé du personnel dans le bar et les clients qui ne fument pas. Il y a des jours quand vous arrivez dans le maquis toute la salle est en fumée, on n’arrive pas à respirer. Les filles qui sont asthmatiques, s’étouffent et c’est nous qui dépensons pour les soigner ».

Tout contrevenant à ces consignes s’expose à une amende de 15000 F CFA selon la loi et Ali Ouédraogo compte bien  mettre cette prescription légale en pratique dans son établissement.

En rappel, depuis 2006, le Burkina a ratifié la convention de l’OMS sur  la lutte contre le tabac et en 2010 a adopté une loi anti-tabac. C’est dans la perspective de mettre en œuvre cette loi que des décrets ont été adoptés en 2011. Il s’agit du décret portant interdiction de fumer en lieu public, du décret portant conditionnement et étiquetage des produits du tabac et du décret portant création du comité de lutte anti-tabac.

Revelyn SOME

Burkina24

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