Attaque d’Intagom : Les quatre militaires honorés à titre posthume

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Les quatre militaires burkinabè décédés lors de l’attaque du détachement militaire du camp d’Intagom dans le Sahel ont été portés  à leur dernière demeure ce 18 octobre 2016. Ils ont été décorés de la médaille d’honneur militaire à titre posthume. 

Trois avaient 22 ans. Il s’agit  des soldats de 2e classe Amidou Bationo  (né en 1994), Zoël Ouédraogo  (né le 28 avril 1994) et  Alain Ouédraogo  (né le 13 août 1994). Le quatrième, le Sergent  Adama Dabourgou, lui venait de souffler ses 35 bougies le 19 juillet dernier.

Ils ont été fauchés par les balles assassines des assaillants du 12 octobre 2016, qui ont fait pleuvoir le feu sur leur détachement à Intagom où ils devraient défendre, avec leurs frères d’armes, le  pays contre justement ces incursions terroristes.

Les quatre soldats ont été conduits à leur dernière demeure ce 18 octobre 2016 au cimetière militaire de Gounghin. Soldats, officiers, autorités, familles et amis ont été témoins de ce dernier au-revoir.

Amidou Bationo, Zoël Ouédraogo, Alain Ouédraogo et Adama Dabourgou ont été, à titre posthume, décorés de la médaille d’honneur militaire.

Des leçons

Le ministre de la sécurité intérieure Simon Compaoré a indiqué qu’au-delà de la douleur, il faut rester unis pour faire face à ces menaces. « C’est une occasion pour savoir que nous devons conjuguer nos efforts », a-t-il tiré comme leçon.

Les leçons ont aussi été tirées par la hiérarchie militaire. C’est ainsi que le Chef d’état-major général des armées, le Général Pingrenoma Zagré, a annoncé que des mesures  ont déjà été prises pour renforcer la sécurité des militaires et pour prévenir d’autres attaques. Voici ses propos :

« L’enseignement que  nous en avons tiré, il s’agit dans un premier temps de procéder à une réorganisation du terrain. Cela consiste à réaliser des infrastructures de protection du site. Les travaux ont commencé le lendemain de l’attaque. Développer en amont un dispositif et un réseau d’acquisition de renseignements pour prévenir ce genre d’attaque.

Le mode d’action des terroristes, ce sont des individus qui viennent généralement de nuit, à des heures où on suppose  (que) sur les sites visités le personnel qui est déployé  est en phase de relâchement. Cela nous a amenés à renforcer les capacités du détachement d’Intagom et à donner des consignes strictes aux hommes par rapport aux modes d’action des groupes terroristes ».

Burkina24

Sources : RTB Télé, Lefaso.net

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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