Paul Kaba Thiéba : « Nous ne sommes pas dispendieux»

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Au Premier ministre Paul Kaba Thiéba, il est reproché de gaspiller de l’argent pour expliquer son Plan national de développement économique et social (PNDES) dont il n’a pas encore bouclé le financement. Lui qui aurait aimé rester « tranquillement » chez lui juge cette étape «  important », car selon lui « il n’y a rien de plus dangereux que de gouverner un pays sans vision, sans repères ».

« Nous ne sommes pas dispendieux », a martelé le Premier en réponse à une question relative au coût de ses déplacements avant d’ajouter que lui aussi aurait aimé rester chez lui « tranquillement et passer le weekend ».

Ces déplacements avec à la clé  deux meetings chaque weekend,  combinés à 7 ou 8 heures de prise de parole, dit-il, font qu’il n’a pas le temps de se reposer. « Mais si je le fais, j’estime que c’est mon devoir. Maintenant si on me dit que ça coûte de l’argent, qu’est-ce qui ne coûte pas de l’argent ? », s’interroge-t-il. Selon le Premier ministre, la question à poser c’est quel est l’intérêt  ces sorties peuvent apporter  au gouvernement et au pays.

Il est important selon lui d’aller au-devant des Burkinabè pour expliquer le cap, la vision, la politique du gouvernement pour savoir où  il va car dit-il, « il n’y a rien de plus dangereux dans un pays que les populations ne sachent pas dans quelle direction le pays est gouverné ».

« Le plan national de développement économique et social, c’est la boussole pour le pays pendant les 5 années à venir. Alors, il est important que j’aille parler avec les populations pour expliquer où est-ce que nous menons la barque Burkina Faso », a-t-il expliqué.

L’enjeu a indiqué le Premier ministre, c’est que pour faire adhérer les populations, il y a lieu selon lui de partager avec elles la « vision », le programme du Président du Faso.

Après avoir parcouru quelques localités du pays, Paul Kaba Thiéba dresse le bilan de sa tournée. « Par la grâce de Dieu, les Burkinabè comprennent. J’ai été très frappé, surpris par la capacité de nos compatriotes à comprendre très facilement la logique, la vision. Ça n’a pas de prix tout cela », a-t-il déclaré.

Oui Koueta

Burkina24



Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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