Arnaud Bado et Anthony Kaboré : «Pourquoi ne pas produire des jeans en Faso Dan Fani ?»

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J’m chez mw” ou encore “Je M’habille chez Moi” est une marque de vêtements, lancée  par deux jeunes Burkinabè. Pour eux, il est plus que nécessaire qu’aujourd’hui que le Burkinabè puisse s’habiller local et puisse en être fier. Arnaud Bado, architecte et urbaniste de formation, et Anthony Kaboré, gestionnaire de projets, vivant à Dakar, sont les initiateurs de la marque.  Ils en parlent un peu plus dans cette interview. 

Burkina 24 (B24) : Êtes-vous les seuls à animer cette marque ou bien y a-t-il d’autres acteurs ?

Arnaud Bado et Anthony Kaboré (AB-AK) : Nous sommes à l’origine de la création de la marque. Mais aujourd’hui, beaucoup de gens, des amis, des connaissances nous accompagnent dans cette aventure.

B24 : Qui sont vos principaux collaborateurs ?

AB-AK : Nos collaborateurs sont diversifiés autant que nos produits. Nous travaillons avec des tisseuses, des teinturières, des couturiers, des artisans cordonniers, etc. Tout dépend du produit que l’on souhaite produire.

B24 : Que peut-on retenir comme particularité propre à la marque “J’m chez mw” ?

AB-AK : Nous nous efforçons de promouvoir avec la plupart de nos articles, non seulement le savoir-faire des artisans avec lesquels nous travaillons mais surtout de valoriser nos textiles, particulièrement le Faso Dan fani.

“J’m chez mw” est une marque pour jeunes et nous essayons d’associer le pagne à la plupart de nos créations (tee-shirt, baggy, veste, etc.) pour que le «made in Burkina Faso» soit le quotidien et l’habitude vestimentaire du jeune Burkinabè et cela, avec fierté ! Le concept “J’m chez mw” est justement celui de s’habiller chez soi, avec ce qui est produit chez soi, et en être fier.

B24 : Comment le public apprécie cette marque, surtout la tranche jeune ?

AB-AK : Je dirai que le début est un peu difficile. Mais de plus en plus les jeunes s’y intéressent, surtout ceux de l’extérieur. Le début a été assez compliqué. L’idée n’a pas été vite comprise. On connait le parcours du Faso Dan Fani qui connait du succès seulement ces derniers temps. Au départ, ce n’était pas simple, mais de plus en plus, on se rend compte que les gens adhèrent au concept J’m chez mw.

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B24 : Que comptez-vous faire pour la promotion au niveau du Burkina, face à des Burkinabè qui jugent que le Faso Dan Fani est cher ?

AB-AK : Pour promouvoir ce que nous faisons, nous expliquons tout simplement, à chaque fois que l’occasion se présente le bien-fondé de s’habiller et valoriser le « made in Burkina Faso ». Et beaucoup de gens y ont adhéré et nous accompagnent. Nous avons travaillé avec les étudiants de l’USTA, avec des artistes du Burkina et des artistes étrangers notamment Smockey et le groupe Toofan par exemple : cela donne de la visibilité et de la voix à votre concept.

Après il est clair que le prix reste un obstacle. Mais pour cet aspect financier, il y a des données qui… lire la suite. 

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