Lutte contre la pauvreté : Un “ambitieux programme” nommé PADEL lancé

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Le 17 octobre de chaque année, la communauté internationale célèbre la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. Au Burkina Faso, cette célébration a été faite en différée le vendredi 18 novembre 2016 et c’est la ville de Dori qui a servi de cadre à cet effet. Cette journée a été également mise à profit pour le lancement du Programme d’appui au développement des économies locales (PADEL).

Pour la célébration de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, la 30e en 2016, le thème retenu est : « De l’humiliation et de l’exclusion à la participation : Eliminer la pauvreté sous toutes ses formes ». Autrement appelée Journée de refus de la misère, la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté a été instituée par la résolution 47/196 du 22 décembre 1992 de l’Assemblée générale des Nations Unies.

« Il nous faut rompre avec la routine et nous engager résolument dans une dynamique de redevabilité et d’accélération »

A en croire le président du Faso, Roch Kaboré, « l’incidence globale de la pauvreté se situait à 41,1% en 2014 » au Burkina et quant à l’exclusion sociale, « elle est une triste réalité », indique-t-il avant d’avancer pour preuves, l’existence d’une dizaine de structures de solidarité « dont la plus vivace est le Centre Delwendé (situé à Ouagadougou, ndlr) qui accueille des personnes exclues, car victimes d’allégations de sorcellerie ».

Le Gouvernement burkinabè, dans ses actions, lutte contre la pauvreté et l’exclusion à travers le programme politique présidentiel et le Plan national de développement économique et social (PNDES), informe Roch Kaboré.

Profitant de cette journée de refus de la pauvreté, le Burkina Faso et ses partenaires ont également lancé le Programme d’appui au développement des économies locales (PADEL) qui couvre la période 2016-2020. D’un coût global de plus de 338 milliards de F CFA et couvrant toutes les régions du pays, le PADEL est financé à 5% par les Collectivités territoriales, 40% par l’Etat burkinabè et à 55% par les partenaires techniques et financiers.

Vidéo : Roch Kaboré parle du PADEL et de l’impératif de “changement de mentalité”

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Plus précisément, le PADEL vise à développer des filières économiques porteuses pour valoriser les potentialités de chaque région, à développer une plateforme infrastructurelle permettant aux populations et aux collectivités de disposer de services énergétiques modernes et à renforcer le socle de protection sociale au bénéfice des ménages vulnérables à travers des transferts monétaires.

Selon Metsi Makhetha, Coordonnatrice résidente du système des Nations Unies et représentante résidente du PNUD au Burkina Faso, avec le PADEL, « le pays des Hommes intègres (…) peut transformer la vie des femmes et créer les conditions d’un développement économique local ». Pour ce faire, préconise-t-elle, « il nous faut rompre avec la routine et nous engager résolument dans une dynamique de redevabilité et d’accélération ».

« Nous allons valoriser chaque franc investi dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des populations »

A Dori où s’est déroulé le lancement de ce programme, le maire Aziz Diallo nourrit déjà l’espoir de voir le PADEL atteindre ses objectifs. « Nous allons être très très réactifs (…) Nous allons valoriser chaque franc investi dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des populations », promet-il.

A noter que le Système des Nations Unies a été associé, à travers le PNUD et le Fonds d’équipement des Nations Unies (FENU), au processus de formulation de ce “programme ambitieux” qu’est le Programme d’appui au développement des économies locales (PADEL).

Ignace Ismaël NABOLE

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Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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