Ciné droit libre : Projecteurs sur l’extrémisme violent au Burkina

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La 12e  édition du festival Ciné droit libre qui se tient du 10 au 17 décembre 2016 a pour thème « Le droit de vivre : luttons contre l’extrémisme violent ». Un premier sous-thème « La montée de l’extrémisme identitaire, quelles synergies pour éradiquer la violence », a été l’objet d’échanges ce dimanche 11 décembre 2016 à Ouagadougou, entre les différentes confessions religieuses, des intellectuels et le public.

Définissant l’identité comme composée d’éléments qui caractérisent une personne par rapport à  autrui,  l’imam Ismaël Tiendrébeogo, l’un des communicateurs, dira que l’extrémisme identitaire vient du sentiment de ne pas être intégré, soit du fait d’autrui ou de soi-même.

Les communicateurs du jour ont avant tout recommandé la prudence dans le choix des termes en faisant la part des choses entre l’extrémisme violent que l’on lie la plupart du temps aux religions.

« Il est important lorsqu’on discute d’extrémisme violent qu’on soit précis et de faire attention à ne pas mélanger les sujets. Dans l’extrémisme violent, on n’a pas que la dimension religieuse. Vous pouvez avoir des extrémistes violents qui n’ont rien à voir avec la religion», explique Gilles Yabi, analyste politique béninois et ancien directeur du bureau Afrique de l’ouest de International Crisis Group.

L’imam Ismaël Tiendrébeogo, revenant sur les actes terroristes survenus au Burkina Faso, a déploré cela dans la communication gouvernementale qui, selon lui, avait malheureusement une certaine culture de culpabilisation des musulmans. «Il faut faire attention pour ne pas heurter les sensibilités, les susceptibilités», dit-il.

De manière générale, ils conviennent qu’au Burkina Faso, la situation est plutôt pacifique ou paisible par rapport à d’autres pays de la sous-région d’Afrique de l’ouest. Même s’il y a eu des attaques perpétrées par des terroristes, cela  n’avait nécessairement pas un lien avec la population burkinabè ou avec l’extrémisme ou la radicalisation au Burkina.

Cependant, note toujours Gilles Yabi, il est important d’avoir un véritable débat public pour s’entendre sur les différents termes qui doivent être utilisés et surtout de les contextualiser.

« C’est de dire au Burkina Faso, est-ce qu’on a de l’extrémisme violent ou de l’extrémisme tout court. Si c’est le cas, qu’est-ce qui peut être fait pour désamorcer cette tendance qui peut être dangereuse ? », développe-t-il.

Il reconnaît qu’il y a néanmoins des tendances qui concernent le Burkina comme tous les autres Etats de la région, du fait de la démission des dirigeants sur l’orientation de la société.

Revelyn SOME

Burkina24

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