Nouvelle attaque à Nassoumbou : “Bannissons l’esprit de division interne pour sauver le pays”

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Ceci est une contribution de Sibiri Nestor Samné après l’attaque à Nassoumbou dans la matinée du vendredi 16 décembre 2016.

En ce jour du 16 Décembre 2016, pour la nième fois, le Burkina Faso pleure encore des pertes en vies humaines. Un camp militaire à Nassoumbou (40 kilomètres de Djibo) dans   la Province du Soum a été attaqué. Le bilan est macabre : « 12 militaires tués,  du matériel militaire emporté ; des munitions emportée des bâtiments incendiés ».

Mes condoléances aux familles des victimes. Mes prières vont à leur égard. Face à un tel danger, les mots confessent leur impuissance pour laisser régner les émotions fortes.  Quand la mort a frappé hors de sa famille, le ressentiment est autre ; les thèses pleuvent à flot car les langues sont déliées. Mais si un de ses proches s’en trouvait être victime, on croirait à une fin du monde, car un grand vide dans notre existence, s’installe, et la compassion est autre. Un mort chez soi se compare facilement à 1000 morts chez le voisin.

Chers compatriotes, ne pensons-nous pas que tous les signes nous recommandent, par amour pour notre pays, de dépasser les calculs politiques pour exploiter les expertises de tous les fils et filles afin de protéger notre Nation ?  Ne pensons-nous pas que la pratique de la politique politicienne a dépassé les limites chez nous ; et que par conséquent cette vision erronée des choses nous distrait des défis vitaux de nous Patrie ? « Les commentaires sont libres mais les faits sont sacrés ». Aucun pays n’échappe à de tels dangers mais quand ça se produit de façon répétitive dans une même zone sans prévention, ça frustre.

Comment un pays qui a toujours eu une armée respectée, peut-il accepter des choses pareilles ?  Un pays aux experts militaires de tout acabit, qui se laisse chiffonner par des assaillants qui rentrent et ressortent en toute sécurité. Cela n’a-t-il pas été possible parce que des leaders seraient préoccupés à la politique de la division et des règlements de compte impossibles et inutiles ? Puisqu’ils ont été les hippopotames de la même mare. Il est temps que le peuple rappelle à ses dirigeants que la dispersion interne fragile de plus en plus le pays pour le transformer en proie facile à l’ennemi de l’extérieur. « Si le chien de l’intérieur n’exporte pas l’os de la maison, celui du dehors ne pourra en jouir ».

Pourquoi ne pas faire appel à tous, sans distinction de bord politique, pour aider à garder les enfants du bercail ? Cela n’enlèvera pas le droit de garder des civils aux postes stratégiques que sont la Défense et la Sécurité, si on n’y tentait mordicus.  Huum !

Même les grandes puissances reconnaissent ceci : «  Unis, on tient debout ; mais divisés, on tombe échoué ». Il est donc temps que les politiciens, s’ils aiment leurs pays et qu’ils sont là pour servir le peuple, soient des catalyseurs pour accélérer la fermentation de l’esprit de Réconciliation Nationale. C’est la seule issue qui pourrait interpeler, rééduquer et galvaniser les tous à  s’engager pour la paix et la construction de notre pays. 

Dépassons nos intérêts personnels pour viser l’avenir du pays. Nous passerons, mais ne transformons pas notre patrimoine commun en bombe pour les générations futures. Que les âmes des militaires tombés reposent en paix et prient à cet effet.

Choqué par ce drame et imaginant qu’un frère de sang pouvait faire partie des victimes, je ne puis empêcher mes larmes de couler. Je le dis au risque de transgresser un « Secret Militaire ». Son Excellence, Roch KABORE, toutes mes compassions. Mais avisez-vous qu’à ce rythme, vous risquerez d’épuiser vos réserves de larmes. Sachez encore une chose : «  Vous ne pourrez manger la chair de la tête sans crever les yeux ». Que les âmes des victimes vous y interpellent souvent.

Un citoyen

Sibiri Nestor SAMNE

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N B : Le titre est de l’auteur

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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