Google, Facebook et Twitter accusés de contribuer à la radicalisation

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Trois familles de victimes de la tuerie d’Orlando, survenue en juin dernier aux Etats-Unis, portent plainte contre les géants du Web qu’elles accusent d’avoir contribué à la radicalisation du tueur. 

En juin dernier, Omar Mateen faisait irruption dans une boîte de nuit très fréquentée par la communauté homosexuelle et faisait 49 morts et 53 blessés. L’homme s’était revendiqué comme appartenant à l’organisation terroriste état islamique.

Pour trois familles de victimes de cette tuerie, Google, Facebook et Twitter ont participé indirectement à l’endoctrinement du tueur, en lui fournissant « les moyens » de se radicaliser sur le Web. Elles expliquent que le groupe terroriste a pu accéder à « des comptes lui permettant de diffuser sa propagande extrémiste, de lever des fonds et d’attirer de nouvelles recrues », rapporte Le Monde.

« Ce soutien matériel a été essentiel dans l’essor de l’EI et lui a permis de mener ou de faire mener de nombreuses attaques terroristes », lit-on. La plainte a peu de chances d’aboutir selon certains observateurs, mais elle est symbolique d’une certaine méfiance envers les réseaux sociaux. De son côté, Twitter est l’un des plus actifs, ayant déjà suspendu plus de 360 000 comptes en un an et demi. En novembre, il annonçait aussi “blacklister” certains mots de sorte que les Tweets contenant lesdits mots ne soient plus notifiés.

Plus récemment, Facebook, Microsoft, Twitter et YouTube ont ensemble annoncé une coalition pour faire face à la propagation des « contenus à caractère terroriste ». Ils annonçaient la création d’une base de données commune répertoriant les empreintes numériques des images ou vidéos connues.

Noufou KINDO

Burkina 24



Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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