Fasofoot : Désormais, la licence A exigée pour entraîner en première division

La direction technique nationale (DTN) du Burkina exige désormais la Licence A de la Confédération africaine de football (FBF) ou de la Fédération Burkinabè de Football (FBF) pour diriger une équipe de première division au Burkina Faso. Il a expliqué le contenu de cette nouvelle mesure lors d’une conférence de presse.

Ousmane Sawadogo espère que la nouvelle mesure sur le statut de l’entraîneur va assainir le milieu

 Ne devient pas entraîneur qui veut mais celui qui a les diplômes. L’objectif est d’assainir le milieu de l’encadrement technique burkinabè. C’est pourquoi, la Fédération burkinabè de football (FBF) a décidé de prendre des mesures en conformité avec les règles au niveau international.

Désormais, pour être entraîneur de première division au Burkina, il faudrait détenir la licence A de la CAF ou de la FBF. Son assistant devrait détenir au minimum le diplôme B (CAF ou FBF) pour ce qui concerne les entraîneurs locaux. C’est le même cas des entraîneurs d’autres nationalités qui devraient avoir la Licence A de la CAF ou celle de sa fédération d’origine en plus d’une lettre de confirmation  de celle-ci.

Pour entraîner en deuxième division, c’est la licence B ou C qui est exigée tandis que son adjoint doit avoir la licence B (CAF ou FBF).

Le plus bas niveau est le diplôme d’initiateur fédéral (qui s’obtient après une semaine de formation), animateur fédérale de jeunes (deux semaines de formation et 2 évaluations), animateur fédéral sénior, la licence A.

« Le plus haut niveau est le diplôme pro mais personne en Afrique ne détient ce diplôme », a confié le directeur technique national Ousmane Sawadogo. Cette classification a été faite pour barrer la route aux usurpateurs et entraîneurs sans papiers. Cette décision obéit aussi à des obligations internationales. A ce sujet, les clubs prenants parts aux compétitions africaines des clubs doivent obligatoirement avoir la Licence A.

Un entraîneur qui ne possède pas le diplôme requis n’est pas autorisé à prendre place sur le banc de l’encadrement technique. Un répertoire de tous les entraîneurs burkinabè et leur classification est désormais disponible. Avant qu’un entraîneur ne soit engagé selon les explications de Ousamne Sawadogo, il y a un projet de contrat qui est soumis à la fédération. Il doit comporter le diplôme le plus élevé de l’entraîneur, deux photographies récentes et la copie légalisée de la pièce d’identité avant que la licence d’entraîneur ne soit délivrée. 

S’il y a des contrevenants à ces dispositions, il est envisagé des amendes pour les trois premières fautes avant le retrait de points lors de la 4ème. En même temps, le salaire minimum prévu par la nouvelle convention est de 75 mille francs CFA.

Ousmane Sawadogo espère que cette décision va contribuer à la professionnalisation progressive du football burkinabè surtout que certains entraîneurs sont à la tête de clubs alors qu’ils n’ont pas une semaine de formation.

Boukari OUEDRAOGO

Burkina24



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