Construction de l’échangeur du Nord : Maraichers, petits commerçants et riverains bourdonnent

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La Construction de l’échangeur du Nord qui doit durer 3 ans fait des gorges chaudes au sein de certains habitants proches du site. Outre ces derniers, des personnes dont les activités ont été bouleversées du fait de ces travaux manifestent leur mécontentement suite aux dédommagements qu’ils estiment insuffisants.

Regroupés le mercredi 28 décembre 2016 sur les rives du barrage de Tanghin, la centaine de personnes, composée essentiellement de riverains du futur échangeur du Nord, de maraichers et de petits commerçants, présente a manifesté son mécontentement du fait des dédommagements dans le cadre de la construction de l’édifice, jugés insuffisants.

Prenant le cas des maraichers, Ernest Zemba, coordonnateur de la Coordination des comités de défense et d’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire (CDAIP) de l’ex-arrondissement de Sig-Nonghin explique que « les maraichers dont certains ont hérité de leurs activités il y a plus de 30 ans doivent être dépossédés de leurs biens alors que les conditions préalables à cela ne sont pas remplies ».

Selon la CDAIP, il a été proposé la somme de 300 f CFA le m2 comme dédommagement aux maraichers. « Une chose très mortelle, c’est moins bon », martèle Soumaila Ouédraogo, le président des maraichers de Sig-Nonghin qui estime le nombre de ses compères à plus de 600 personnes.

Pour leur dédommagement, ils réclament une compensation des pertes de production de 2 200F CFA/m2 pour la période de 3 ans, l’aménagement d’un site pour réinstaller les producteurs. De ce qui est des biens, les producteurs veulent un dédommagement des puits à hauteur de 300 000/puits, le dédommagement de tous les arbres leur appartenant conformément à la grille du ministère de l’environnement.

Outres les maraichers, la CDAIP a également porté les revendications des riverains et de la population de Sig-Nonghin. Ainsi, demande-t-elle le bitumage de la voie de déviation allant de l’immeuble Kafando jusqu’au terrain MIRAMAR, l’aménagement d’un terrain de sport pour les 5 établissements qui partageaient le terrain (MIRAMAR) transformé en voie.

Au compte des petits commerçants qui exerçaient aux abords des voies, un dédommagement à hauteur de 100 000 F CFA par acteur recensé est demandé avec en prime, une réinstallation avec l’appui de la mairie.

A en croire la Coordination des comités de défense et d’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire (CDAIP) de l’ex-arrondissement de Sig-Nonghin, la sortie médiatique de ce mercredi 28 décembre 2016 est une première étape. Leur plateforme revendicative sera transmise aux autorités concernées avant d’entamer d’autres actions.

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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