Kossi : Un député rend compte

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Nouvelle année rime avec moment de bilan. C’est le 3 janvier 2017 que Daouda Simboro, député de la Kossi à l’Assemblée nationale sous la bannière de l’Union pour le progrès et le changement (UPC),  a choisi pour faire le point sur la première année de sa mandature à l’hémicycle. Cet exercice, premier du genre,  a été salué par la population qui n’a pas marchandé sa présence  au CELPAC de Nouna.

L’une des missions de l’assemblée nationale est le contrôle de l’action gouvernementale. Mais qui contrôle l’action de l’hémicycle ? Le peuple. C’est donc pour se soumettre à ce devoir de redevabilité que le député Daouda Simboro a initié ce face à face avec les fils et filles de la province de la Kossi dont il est le représentant au sein du pouvoir législatif.

Trois heures durant, l’honorable Simboro dans un franc-parler a retenu l’attention de la salle du CELPAC pleine de monde.  De l’organisation, les missions et du fonctionnement de l’Assemblée national aux activités menées en 2016, cet exercice de bilan a permis aux participants d’en savoir davantage sur la vie de l’hémicycle.

Avant d’aborder les différents points de son exposé, le député a tenu à préciser que c’est non au nom d’un parti politique qu’il s’exprime mais en tant que « fils que vous avez envoyé à l’assemblée nationale qui à ce titre revient pour vous présenter le bilan de ce qui s’est passé à l’assemblée au cours de l’année 2016, ce qui est une obligation morale ». 

Pour lui, le temps des discours électoraux est révolu et après les élections,  l’heure est venue de travailler ensemble pour faire avancer la Kossi, assurer le bien-être de la population à promouvoir le développement de la localité.  « Pendant la campagne électorale,  nous promettons beaucoup de choses : constructions d’écoles de routes, des dispensaires mais en réalité, les députés regroupés au niveau de l’Assemblée nationale ont trois  missions essentielles : voter les lois, consentir l’impôt  et contrôler l’action gouvernementale »,  a-t-il indiqué

                       « Nous avons verrouillé l’ascension des militaires »

Au cours de l’année 2016, 39 lois ont été votées à l’Assemblée nationale dont  les plus importantes sont la loi de finance pour exécuter le budget de l’année 2016 sans lequel le gouvernement ne peut pas travailler.

Les participants attentifs à l’exposé

La Loi qui aura la plus suscité de vifs débats au sein de l’hémicycle reste celle portant statut général des forces armées et  leur condition d’avancement.

« Il était nécessaire que cette loi soit votée pour permettre aux militaires d’être nommés à certains endroits de l’organisation de l’exécutif. Le CNT avait voté une loi pour gérer l’armée.  C’est au vote de cette loi que l’ancien Premier ministre de la transition Yacouba Issac Zida a profité changer les textes pour se faire nommer général alors qu’il était lieutenant-colonel.  Dans l’ancien texte, vous ne pouvez pas sauter les grades pour être nommé. Si on laissait cette loi comme telle, d’autres personnes vont s’engouffrer et notre armée sera lourde avec des généraux, des colonels, des colonels-majors et ce sont les jeunes soldats sans expérience qui iront sur le terrain pour se faire tuer comme c’était le cas pour l’attaque de Nassoumbou  en décembre 2016. C’est pour cela qu’on a révisé ces textes et profité verrouiller l’ascenion des militaires », a expliqué l’honorable Simboro.


Quand Roch était président de l’Assemblée…

Et comme il fallait s’y attendre,  l’affaire  des tablettes et des millions a fait de nouveau parler d’elle au cours de ce face à face. «  Il y a eu à l’origine un déficit de communication que nous avons jugé utile de rattraper en restituant les tablettes.  Avant de venir à Nouna,  j’ai demandé au SG de l’assemblée si toutes les tablettes étaient rentrées mais  il manquait une douzaine qui n’étaient pas encore revenues et cela peut s’explique par le fait que certains les ont déjà offertes à d’autres personnes.

Concernant le million que chaque député a perçu, je pense que nous avons fait des efforts en ne prenant pas 3 ou 5 millions de F CFA comme cela se faisait par le passé. L’actuel président du Faso qui juge inopportun le fait que nous ayons perçu cette somme  a été président de l’assemblée pendant 10 ans et il a distribué plus que ça »,  a déclaré le député Daouda Simboro.

M.K


Son initiative a été saluée par l’ensemble des participants même si certains ont souhaité voir sur la même table les deux députés de la province pour cet exercice.

« Je félicite le député.   Aujourd’hui je peux me permettre de l’appeler « honorable » un titre que je me refusais d’attribuer à nos élus à l’assemblée ! »,  s’exclame un participant.

« Qu’un député vienne faire le bilan des activités de l’hémicycle est une première à Nouna. De la présentation de l’institution à la procédure de vote des lois nous avons appris beaucoup de choses», se réjouit un autre. L’occasion a été saisie par les participants pour émettre des doléances et des propositions législatives au député.

Merveille Kapidgou

Correspondant de Burkina24 à Nouna

 



Rédaction B24

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