Burkina : Les militaires radiés en sit-in

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Les militaires radiés ont pris d’assaut la place du Grand Lyon ce mardi 10 janvier 2017 sous un « impressionnant dispositif sécuritaire » . « Le silence a trop duré », relate Hervé Tapsoba le porte-parole des militaires radiés qui « demandent à être écoutés ».

Devant l’Etat-major général des armées, ils ont  squatté la place du Grand Lyon pour être entendus par la hiérarchie militaire. Les militaires radiés disent avoir constaté la volonté de « liquider certains dossiers plus récents » qu’ils jugent « pas brûlants par rapport au dossier de 600 personnes ».

Ainsi, depuis leur radiation en 2011, les militaires radiés affirment n’avoir pas d’informations sur l’évolution de leur dossier.

Avec le récent procès des présumés auteurs du plan d’évasion de la MACA, les radiés estiment que « liquider un dossier de 29 ou 30 personnes par rapport à un dossier de 600 personnes, c’est un peu politique ».

Par le sit-in de ce mardi 10 janvier 2017 devant l’Etat-major général des armées, les radiés veulent rencontrer leurs anciens chef militaires pour savoir « ce qui est réservé au dossier de 2011 », explique Hervé Tapsoba, le porte-parole des militaires radiés.

« Le problème n’est pas politique. Nous savons qu’il n’est pas dans les mains des politiciens, il est dans les mains des chefs militaires. Et eux seuls peuvent dire ce qui se passe », poursuit-il.

Avant d’organiser ce sit-in, Hervé Tapsoba explique que lui et les siens ont toujours suivi la voie légale et « c’est toujours la même chose. Vous êtes reçus, dit-il, et après, c’est le silence ».

Hervé Tapsoba relate que le président du Faso leur a instruit de déposer une demande que « le Colonel-major Moné (secrétaire général du ministère de la défense) a refusé de transmettre. (…) On ne peut pas construire un Burkina nouveau dans une injustice pareille », poursuit Hervé Tapsoba.

Les militaires radiés de 2011 après une mutinerie ont depuis quelques années entamé des démarches de demande de pardon et leur intégration au sein des rangs des Forces armées nationales burkinabè.

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24



Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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