Election de maires : Vers l’adoption du suffrage direct

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Connaître par avance qui sera le maire à la tête de la commune dans laquelle vous résidez, ce sera désormais possible après la relecture du code et de la loi électorales. Mais avant de procéder à une adoption en conseil des ministres des contours de ladite loi, le ministre de l’administration territoriale était face à des représentants de partis politiques ce mardi 10 janvier 2017 pour les en informer et recueillir leurs préoccupations. A l’ordre du jour, la possibilité des élections dans 19 communes où les élections n’ont pas eu lieu et d’autres où le conseil n’arrive pas à mettre en place un exécutif local.

Le ministère de l’administration du territoire travaille sur « un texte, même si ce n’est pas un consensus qui reflète la grosse majorité de points de vue » sur ce que devrait contenir le projet de nouveau code électoral en cours d’élaboration. « On va jouer collectif », sur les perspectives d’avoir des textes qui permettent de résoudre tous les problèmes rencontrés, a indiqué l’ancien ancien bourgmestre Simon Compaoré.

Nathanaël Ouédraogo est le secrétaire national chargé des questions électorales à l’UPC. L’appréciation qu’il fait de la rencontre avec le ministre, « c’est qu’il est important de communiquer avec les partis politiques avant toute décision ».

Connaître par avance le maire             

Le ministre de l’administration l’admet. « Tout le monde est d’accord aujourd’hui qu’on ne peut pas élire des conseillers qui après font des débats de chiffonniers et portent atteinte aux attentes des populations qui sont les électeurs ». Il est donc temps, selon Simon Compaoré que « les gens en allant voter, sachent qui va être maire ». Toute chose qui devrait permettre selon lui de contrecarrer les plans des mauvais perdants.

Ce n’est pas Nathanaël Ouédraogo de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) qui va s’en plaindre. Cela le réjouit d’ailleurs à plus d’un titre. Bien avant les élections municipales, rappelle-t-il, « l’UPC a innové à Ouagadougou en présentant un maire dont les populations de Ouagadougou savaient que si l’UPC était élu, c’est cette personne qui allait diriger la commune de Ouagadougou ».

C’est tout naturellement que le candidat malheureux se dit « heureux » de voir que ceux qui, à l’époque avait critiqué le parti d’avoir mis la charrue avant les bœufs, « aujourd’hui se rendent compte que c’était le meilleur attelage ». C’est là la preuve selon le secrétaire national chargé des questions électorales du parti, que « l’UPC est un parti d’avant-garde » qui contribuera à apporter sa contribution pour le « vrai » changement.

Nathanaël Ouédraogo est le secrétaire national chargé des questions électorales à l’UPC.

Mais il assure que le parti demeurera « vigilant » le moment venu pour s’assurer que ce ne soit pas une prime donnée à l’impunité lors d’une éventuelle reprise partielle des élections dans les communes concernées. 

« Des personnes ont empêché la tenue de ces élections parce qu’elles n’étaient pas sur des listes. Nous serons vigilants pour que ces partis ne puissent pas compétir à nouveau sur ces listes. Sinon, cela veut dire qu’à chaque fois que je serai mis hors de circuit pour participer à une élection, je vais perturber cette élection et à la reprise pouvoir encore me mettre sur ces listes », argumente-t-il.

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