Tribunal militaire : La présence des généraux Zagré et Diendéré demandée

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Me Birba, avocat de la défense, a demandé, ce mercredi 11 janvier 2017, la comparution des généraux Gilbert Diendéré et Pingrenoma Zagré. Cela découle du fait que lors de l’interrogatoire du Caporal Madi Ouédraogo, celui-ci a indiqué que les deux étaient informés de ce que Isaac Zida tramait contre Salifou Diallo, Djibrill Bassolé et Gilbert Diendéré.

Le fait marquant lors du procès des présumés auteurs du plan d’attaque de la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA), le mercredi 11 janvier 2017, c’est la demande faite par l’un des avocats de la défense, en l’occurrence Me Birba, de voir les généraux Gilbert Diendéré et Zagré répondre en qualité de témoin.

« Nous avons voulu couper court à ceux qui pensent que le Caporal Ouédraogo Madi est venu invoquer le nom du général (Isaac) Zida juste parce qu’il voulait le dénigrer à titre de stratégie de défense », explique Me Birba en défendant sa demande.

« Il n’y a pas nécessité »

A noter que dans sa déposition, le Caporal Madi Ouédraogo a informé que le général Pingrénoma Zagré, ancien chef d’Etat-major général des armées et le général Gilbert Diendéré actuellement incarcéré à la MACA dans le cadre de la procédure judiciaire sur le Coup d’Etat de septembre 2015, étaient « au courant de ce que le général Zida a comploté contre les trois personnalités qui ont été citées hier ».

A la demande de Me Birba, le président du Tribunal a opposé une fin de non-recevoir en indiquant qu’à l’étape actuelle des débats, « il n’y a pas nécessité » de faire comparaître ces personnes. A cela, l’avocat retient « deux possibilités  : soit le tribunal est définitivement convaincu de ce qu’il y a un complot qui a été organisé contre Madi et compagnie, auquel cas ils vont être naturellement acquittés, soit le tribunal lui-même ne veut pas découvrir la vérité ».

Avant de lever la séance ce mercredi 11 janvier 2017, le président du tribunal a requalifié les infractions d’association de malfaiteurs et de détention illégale d’armes et de munitions de guerre en « complot militaire » conformément à l’article 190 du Code de justice militaire.

Article 190 du Code de justice militaire (Ph. B24)

Me Odilon Gouba, qui n’est pas d’avis avec cette décision, explique qu’on ne peut pas juger les accusés sur cette infraction « parce qu’ils n’ont jamais été entendus là-dessus. L’instruction qui a été faite à la barre a porté sur la détention illégale d’arme et sur l’association de malfaiteurs ».

Pour lui, c’est « très grave parce que cela va en violation des droits de la défense ». A l’écouter, une personne ne peut pas être condamnée sans avoir eu l’occasion de se défendre sur ce qu’on lui reproche. Ces 29 personnes n’ont pas été entendues sur l’infraction de complot militaire, explique Me Gouba.

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Synthèse de Ignace Ismaël NABOLE

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Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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