Burkina : “Il convient de renforcer ces relations de respect entre les religions”

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Ceci est un communiqué de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) sur le projet de loi portant libertés religieuses au Burkina Faso.

L’UPC a pris connaissance d’un projet de loi portant sur les libertés religieuses au Burkina Faso, lequel projet de loi est fortement critiqué par des communautés religieuses. Selon un communiqué de la Fédération des Associations Islamiques du Burkina (FAIB), le samedi 07 janvier 2017, le Conseil des ulémas s’est réuni pour examiner ledit projet.

A l’issue de cette rencontre, les ulémas ont estimé que «de toute évidence, l’application en l’état du projet de loi, va réduire la liberté de conscience et de culte telle que reconnue par notre constitution, avec très probablement des conséquences dommageables sur le vivre ensemble apprécié de tous au Burkina Faso. »

Pour en savoir davantage sur les inquiétudes soulevées par la communauté musulmane, une délégation de l’UPC a rencontré les responsables de cette communauté le mercredi 11 janvier 2016 à Ouagadougou. La délégation était conduite par le Secrétaire général national du parti, l’honorable Adama SOSSO.

Suite aux échanges avec ces leaders religieux, l’UPC estime que les préoccupations des ulémas sont justes et fondées. Aussi, le Burkina Faso est reconnu pour sa tolérance religieuse légendaire et la fraternité qui a toujours caractérisé les rapports entre les différentes religions. Ce qu’il convient de faire dans le contexte actuel du Burkina Faso, c’est de préserver et de renforcer ces relations de respect entre les religions.

Malheureusement,  le projet de loi sur les libertés religieuses est porteur de germes de division et de discrimination entre les citoyens et parmi les croyants. C’est pourquoi l’UPC salue son retrait par le Gouvernement.

Du reste, l’UPC s’érigera contre tout projet de loi qui viole la liberté religieuse et fragilise l’unité nationale. Le parti invite le Gouvernement à murir dorénavant ses projets de lois et à organiser de véritables concertations et non pas des ateliers de validation sur mesure, afin d’éviter des désagréments tels que celui créé par le projet de loi sur les libertés religieuses.

Ouagadougou, le 12 janvier 2016

Pour le Bureau politique national

Le Secrétaire national chargé de la culture,

 de la famille, des valeurs sociétales et des cultes

Son Excellence le Poé Naaba Tanga

B24 Opinion

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