Santé : Le SYNTSHA se rappelle à la mémoire du gouvernement

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Considérant comme un mépris le silence du gouvernement à l’égard de sa plateforme revendicative, le Syndicat des Travailleurs de la Santé Humaine et Animale (SYNTSHA) se prépare à se faire entendre. C’est l’information donnée en substance ce 18 janvier 2017 à la bourse du travail de Ouagadougou.

« Depuis la fin de notre grève le 24 novembre 2016, en dépit des proclamations sur l’importance des dialogues avec les syndicats, nous n’avons pas été approchés pour quoi que ce soit. Face à ce mépris-là, nous n’avons d’autre choix que de nous organiser, mieux de nous mobiliser d’avantage pour défendre notre plateforme revendicative », a laissé entendre Pissyamba Ouédraogo, secrétaire général du SYNTSHA.

Il rappelle aussi que lorsqu’il était prévu des négociations avec les autorités ministérielles concernées, ces dernières brillaient par leur absence.

Pour eux, la grève est un moyen d’interpeller le gouvernement pour qu’il se penche sur leurs revendications qui sont, selon le secrétaire général, en rapport avec le bon fonctionnement du système de santé burkinabè.  « Il est question de la prise en charge des patients de ce pays, les questions d’infrastructures, d’équipement, d’organisation du personnel, qu’on revienne sur les questions de la gratuité proclamée sans préparation et qui revient aujourd’hui  par cette gouvernance aventuriste, ne marche pas», a t-il souligné.

A la question de savoir si à la prochaine action, le SYNTSHA épargnera la population du manque de service minimum, le secrétaire général  répondra que le SYNTSHA n’organisait pas de service minimum et que cela relevait de la responsabilité du ministère de la santé.

De ce fait, le débat sur le service minimum fait, en son sens, partie de la « campagne haineuse » que le gouvernement a tenté de développer pour mettre le syndicat en opposition avec les  populations. Voici ce que Pissyamba Ouédraogo a dit en substance :

« Le service minimum était organisé par le syndicat jusqu’à une certaine date. C’est en 1996 que le ministère a pris sur lui la responsabilité d’inviter l’ensemble des services médicaux pour organiser le service minimum.

Je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent que les grèves sans service minimum du SYNTHSA commencent maintenant. Ce n’est pas vrai. Moi je dirai que même depuis 1996, on n’organisait pas le service minimum parce que le pouvoir l’organise, jusqu’à la toute dernière fois où le SYNTHSA a dit d’organiser le service minimum.

 La dernière fois en octobre dernier, c’est nous-mêmes qui avons dit qu’on fait la grève avec service minimum. C’était pour montrer que même la grève, nous ne la faisons pas de gaîté de cœur. C’est parce qu’on n’a pas le choix et nous avons aussi des devoirs qui sont de faire en sorte que la population ait un système de santé acceptable et nous nous battons pour ça. S’il (le gouvernement) avait accepté de nous rencontrer, on n’en sera pas là ».

Cette conférence de presse  a pour objectif pour le syndicat de prendre  l’opinion publique à témoin par rapport au comportement du gouvernement à son égard et également  appeler les travailleurs de la santé humaine et animale à renforcer la mobilisation.

 Il est donc prévu à cet effet une rencontre le 4 février 2017 à la bourse du travail pour dégager les mesures à prendre.

Revelyn SOME

Burkina 24

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