«Antigone», une autre tragédie sous les tropiques

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« Antigone » la tragédie de Sophocle, un classique français, a été réécrit et réadapté au contexte africain où musiques, chants, danses et costumes apportent au mythe d’Antigone une incarnation actuelle. Mise en scène par Guy Giroud et interprété par les comédiens de la compagnie Marbayassa de Ouagadougou, la pièce a été présentée au public pour la première fois à l’Institut français de Ouagadougou ce 21 janvier 2017.

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Burkina24

Avec « Antigone I Ma Kou », titre donné à la représentation, le drame de Sophocle devient universel. Certains penseront à un ou plusieurs événements d’ici ou d’ailleurs.

C’est l’histoire d’une jeune fille qui souhaite offrir une sépulture à la dépouille de son frère . Face à elle, une loi proclamée par un dictateur qui se trouve être son oncle et le père de son fiancé.

Le généralissime Créon soumettra-t-il sa nièce à la peine capitale pour ne pas flancher aux yeux de son peuple ? Ou obtiendrait-il l’excuse publique de cette dernière pour éviter l’irréparable ? C’est là que tout se joue.

C’est aussi l’histoire d’un amour impossible, d’une nourrice qui remplace une mère, l’histoire d’un généralissime qui s’empare du pouvoir.

Cette pièce créée au Burkina avec la Compagnie Marbayassa avec laquelle le metteur en scène français Guy Giroud travaille depuis une dizaine d’années, ce dernier dira que « c’est une pièce qui est spécialement dédiée au public burkinabè, en particulier écrit pour le Burkina. La compagnie est fière de porter cette hymne à la liberté parce que le Burkina est un pays de liberté et il l’a montré récemment ».

Cette pièce est prévue pour jouer cette année au festival d’Avignon et fera le tour de l’Europe, confie toujours le metteur en scène. « Antigone I Ma kou » est le troisième classique européen réadapté par Guy Giroud et joué par la compagnie Marbayassa après « Candide l’Africain » une réadaptation de « Candide » de Voltaire et « Baâda, le malade imaginaire », « Le malade imaginaire » de Molière, tous des classiques au programme dans les lycées du Burkina dans les séries littéraires.

Le vœu du metteur en scène, de voir le succès de cette pièce comme les deux autres semble se réaliser car pour la première, c’est un théâtre de l’institut français qui était plein de monde.

Un public qui repart satisfait de la réadaptation de ce classique déjà lu par certains en à croire les rires.

Revelyn SOME

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