Bancé, chasseur d’Aigles

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Aristide Bancé a débloqué le score, conduisant son équipe à la demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2017, contre les Aigles de Carthage (2-0). Le Burkinabè a fait parler sa rage de vaincre en ouvrant le score (80e) avant de faire la passe décisive (84e) sur le deuxième but.

Samedi 28 janvier 2017. Stade de L’Amitié de Libreville (Gabon). Quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2017. Le Burkina est en difficulté face à la Tunisie. Les Aigles de Carthage ont la possession du ballon depuis le retour des vestiaires. 76e minute, c’est le moment choisi par le sélectionneur des Etalons Paulo Duarte pour lancer son baroudeur Aristide Bancé.

Quatre minutes d’adaptation suffisent à Bancé pour affûter ses armes. “J’ai senti qu’il y a quelque qui allait se passer quand le coach adjoint est venu m’appeler», confie-t-il après. Il obtient un coup-franc à l’entrée de la surface.

Sur le coup, Bertrand Traoré décale le ballon. Et d’une puissance dont lui seul a le secret, Bancé envoie le ballon qui contourne le mur tunisien et se loge hors de portée du gardien Mathlouthi. 1 à 0. Le sociétaire de l’ASEC d’Abidjan vient de débloquer le jeu. “Je n’oublierai pas ce que Steeve Yago m’a dit. Il m’a dit “fais-nous danser», se souvient Bancé.

Affamé, Bancé n’entend pas laisser du répit aux Aigles de Carthage. Il revient une minute plus tard pour tuer définitivement les Aigles de Carthage et envoyer les Étalons en demi-finale. Mais, sur une frappe à l’entrée de la surface de réparation, Bancé trouve le montant gauche du gardien tunisien. Il prend son mal en patience.

84e minute. Corner tunisien. Bancé, au four et au moulin, descend pour soutenir la défense.  L’homme à la chevelure dorée ressort le corner de la tête. En une touche, il trouve Préjuce Nakoulma. Lancé tel un bolide en contre-attaque, ce dernier élimine le gardien tunisien et viole les poteaux vides de Mathlouthi. 2 à 0.

Le match est plié. Les Étalons sont  en demi-finale !

A l’expérience et la maturité, ils gèrent le reste du match jusqu’au coup de sifflet final. Libérant la joie de tout un peuple, quelques kilomètres plus loin. 

Boukari OUEDRAOGO

Burkina24



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