« Anita, la petite fille sacrifiée » : Au cœur de la culture gulmacé

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Sept histoires. Presque autant de facettes de notre société actuelle et parfois une fenêtre ouverte sur la culture gulmacé, racontée de la plus belle des manières par un jeune écrivain, Daniel Lankoandé, qui sait observer mais surtout qui a vécu dans un milieu riche de ces histoires. Le lecteur comprendra aisément que la célèbre écrivaine, Madeleine de Lallé, ait décidé de produire cette œuvre, éditée en novembre 2016.

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 Anita, la petite fille sacrifiée, la nouvelle qui donne son nom à l’œuvre  raconte dans un style plaisant et émouvant l’histoire commune à de nombreuses familles.

Mais l’auteur y apporte sa touche personnelle, le style qui est propre à lui : une perspective, une solution, pour mieux convaincre que certaines pratiques dans nos sociétés, comme l’excision, ne peuvent être efficacement éradiquées que par l’engagement des populations : « Anita et son association montrèrent ainsi que la femme est capable de très grandes œuvres si elle est comprise, encouragée et soutenue. Il n’y a pas de fatalité dans la vie. La vie humaine est une histoire à laquelle chaque homme doit donner un sens ».

Né à Piéla, dans la Gnagna, Daniel offre une belle photographie de certaines spécificités de la culture gulmacé, à travers son œuvre. Dans L’œil du géomancien par exemple, même s’il ne brise pas le mystère qui entoure la pratique de la géomancie, il met en exergue une croyance solidement encrée à propos de ce fleuron de la culture gulmacé.

« Les temps ont changé… »

Sur toute l’œuvre, l’auteur s’affiche cependant contre un certain de nombre de pratiques, comme les mariages forcés traités dans une nouvelle au titre très interpellateur : Le réveil.

Quand il trempe sa plume dans la mare politique, c’est pour mieux dénoncer jusqu’au bout des pratiques d’un autre siècle qui minent le développement de cette partie du pays.

Aujourd’hui c’est surtout déchiré entre la nécessité d’évoluer et le sacré devoir de conserver des valeurs culturelles que l’auteur regarde cette société qu’il a merveilleusement dépeinte dans sa dimension sociale et politique. « Les temps ont changé. Nous ne sommes pas obligés de vous suivre dans vos choix …politiques ». Toute la substantifique moelle de l’œuvre de Daniel tient dans ces mots. Et on ne saurait lire l’œuvre sans mesurer à quel point ces histoires renvoient à notre société actuelle. Elles ont le mérite de montrer surtout une jeunesse progressiste, décidée à bouleverser l’ordre établi.

Chacune des sept nouvelles qui composent l’œuvre de Daniel s’achève par une proposition de solution, les unes plus innovantes que les autres, mais toujours de sorte à indiquer la voie à suivre ou une leçon de vie. C’est également cela aussi le rôle des intellectuels et observateurs avertis de la société, face à des pratiques culturelles néfastes qui ont la peau dure.

Justin YARGA

Pour Burkina24

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