Demi-finale CAN 2017 : La chance n’était pas avec les Etalons

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Comme en 2013 où ils avaient atteint la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), les Burkinabè ont cru en la capacité des Étalons de rééditer cet exploit en 2017. Outsiders au début de la compétition, les Étalons du Burkina ont surpris en se qualifiant en demi-finale. Mais à cette étape, ils ont manqué de chance devant les Pharaons d’Egypte lors de la fatidique séance des tirs au but (4-3 ; 1-1).

Bancé a pesé sur la défense tunisienne mais son but n’a pas suffi pour se qualifier

Maîtres sur le terrain, ils montré de la volonté, un esprit de combativité, de solidarité, de rage de vaincre tout simplement. Mais, il leur a manqué une seule chose : la chance. Ce facteur déterminant a contraint les Etalons à quitter la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2017 à la porte de la finale. En demi-finale ce mercredi 1er février 2017 face aux Pharaons d’Egypte, ogre du football africain avec sept titres, les Etalons étaient quand même bien partis malgré leurs statuts de outsider.

L’expérience d’Al Hadary face à l’innocence de Hervé Koffi

A égalité au temps réglementaire, c’est au jeu de chance (tirs au but) que l’avenir devait se décider. Pourtant, tout a bien commencé pour les Etalons. Le jeune portier de 20 ans Hervé Kouakou Koffi s’est déployé pour sortir le premier tir au but. Il donne de la confiance à ses partenaires. Au quatrième tir burkinabè, Koffi avec une détermination à bien faire, décide de prendre ses responsabilités. Face à un gardien qui aurait pu être son père (44 ans, quatre titres de champion d’Afrique), Koffi, inexpérimenté, voit son tir sortir par le gardien.

Le moral n’y est plus. Il ne peut empêcher le 4e tireur algérien de marquer. A quatre tirs contre trois, la responsabilité reposait sur les épaules Bertrand Traoré qui devait à tout prix égaliser. L’actuel joueur de l’Ajax d’Amsterdam, a les épaules beaucoup trop frêles pour supporter une telle charge. Sans doute, épuisé par une grosse débauche d’énergie, il voit lui également son tir être arrêté par El Hadary.

Un jeu de haut niveau des Etalons

Dans le jeu, les Étalons n’ont rien lâché. Au contraire, ils ont poussé les Pharaons jusque dans leurs derniers retranchements. Sur le terrain, il n’avait qu’une équipe qui prenait du plaisir à jouer et en donnait au retour. Dominer n’est pas gagner. Mais avec un taux de 65% de possession de balle, les Étalons ont montré leur envie de gagner.  Aucun temps faible pendant toutes les 120 minutes. Le seul petit de temps déconcentration est fatal (65e). Mohamed Salah surprend Hervé Kouakou Koffi d’une frappe puissante. Le ballon se loge dans la lucarne (1-0).
Sans paniquer, les Etalons réagissent.

Steeve Yago donne toute l’énergie qu’il a dans le ventre pour ressortir un ballon qui finissait derrière la ligne de but. Charles Kaboré, d’une passe astucieuse trouve Aristide Bancé dans la surface de réparation (72e). Ce symbole même de la combativité de l’équipe burkinabè amortit le ballon et fusille Essam El Hadary (1-1). C’est le premier but encaissé par l’Égypte. Bancé l’avait promis : Al Hadary va encaisser. Et le vieux briscard égyptien a encaissé.

Mais, les dieux du State ayant fui les Étalons, malgré toutes les tentatives pendant les prolongations, ce sont les Pharaons qui se qualifient. Ils laissent une équipe conquérante des Étalons en pleine larmes mais qui a montré une qualité de jeu aux amateurs du football.

Boukari OUEDRAOGO

Burkina24

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