2iE : L’heure est à la « restructuration » pour éviter le pire

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Depuis pratiquement quatre ans, l’Institut international d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2IE) vit une crise interne avec des rebondissements à n’en point finir. Pour éviter une fermeture de cette école supérieure, le conseil d’administration parle de « restructuration ». Selon un communiqué émanant de la présidence du Faso, le chef de l’Etat a été consulté pour éviter la catastrophe au regard de la portée sous régionale de l’institut.

« Il y a nécessité de restructurer 2IE », a admis Aboubakary Abdoulaye, le président du conseil d’administration qui est allé rendre compte de ce qui est  sur le point d’être entrepris pour éviter la fermeture. Reçu en audience par Roch Kaboré, le PCA a confié s’être déplacé pour faire le point de la résolution prise à l’issue d’un conseil d’administration tenu la semaine dernière sur la « restructuration » de l’institut.  

« Nous avons tenu un Conseil d’administration le samedi dernier et nous avons des ambitions pour restructurer 2IE et le réadapter au contexte actuel, dans la plateforme de la formation professionnelle en Afrique de l’Ouest et du centre », a-t-il signifié.

De l’avis du PCA, il y a urgence à passer à la vitesse supérieure. Et ce n’est pas les raisons qui manquent. Le modèle de gestion jugé obsolète par Aboubakary Abdoulaye pousse le conseil à innover et donc à penser à la restructuration de l’institut. Il y a pratiquement un an de cela, le 11 février, la Fédération des Syndicats nationaux des travailleurs de de l’éducation et de la recherche tiraient la sonnette d’alarme. Ils ont partagé leur crainte devant le risque que le 2iE coule “définitivement“, parce que “le feu continue de couver sous les cendres“.

C’est dire qu’il y a urgence à mener des concertations sur la question. « 2IE, égrène le PCA, c’est déjà 16 Etats africains, 2 000 étudiants sur la plateforme de Ouagadougou et de Kamboinssin, c’est 10 ans de business plan et de modèle économique ». Et s’il évoque un réajustement, c’est parce que, dit-il, tout cela est arrivé à un certain niveau d’obsolescence, qui recommande d’agir face à l’urgence de la situation.

Synthèse de Oui Koueta

Burkina24



Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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