Burkina : Les agents des finances en grève du 27 février au 3 mars 2017

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Le Syndicat national des agents des finances (SYNAFI) observe un sit-in depuis le 6 février 2017. Selon le Secrétaire général du SYNAFI, Mohamed Sawadogo, depuis le déclenchement de cette lutte jusqu’à l’heure actuelle, aucune rencontre n’a eu lieu entre le syndicat et le ministre de tutelle. Une situation qui conduira à une grève de 120 heures du 27 février au 3 mars 2017. C’est ce qui ressort de la conférence de presse animée par le SYNAFI ce 23 février à Ouagadougou.

Au ministère burkinabè chargé de l’économie, les mouvements sociaux se multiplient. Les agents des péages sont en grève du 22 au 28 février. Le Syndicat national des agents des finances (SYNAFI) menace également d’aller en grève.

Pour ce qui le concerne, le SYNAFI a tenu à apporter des précisions sur la lutte de ses militants en cours au Ministère de l’économie, des finances et du développement. Une lutte vieille de plus de six ans, à en croire le Secrétaire général du SYNAFI, Mohamed Sawadogo.

Mais depuis mars 2016, à la faveur d’une rencontre, le SYNAFI a transmis à la première responsable du ministère sa plateforme revendicative dans laquelle les conditions de vie et de travail des agents sont déplorées.

Aperçu des membres du SYNAFI…

La plateforme minimale du SYNAFI porte notamment sur le respect des profils dans la responsabilisation des acteurs, l’équité dans la répartition des motivations financières servies à l’ensemble des agents du département, des anomalies dans les passations de marchés publics et dans les postes de nominations.

Un comité de réflexion présidé par le SG du ministère a été mis en place pour formuler des propositions pour une prise en charge des revendications. Les travaux dudit comité ont débouché sur un projet d’arrêté.

« Ce projet d’arrêté ayant fait l’objet d’amendements de la part des différents acteurs dont la ministre elle-même devrait résoudre définitivement cette question », signale le SG du SYNAFI, Mohamed Sawadogo.

Mais qu’à la phase de signature devant marquer son application, la ministre a refusé de signer. La raison évoquée : « Reprendre le processus sur la question afin de se donner plus de temps ». Pour le syndicat, c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Les agents des finances en sit-in ce 23 février 2017.

De possibles conséquences sur la mise en œuvre du PNDES…

En outre, « sans se contenter de renier son engagement, la ministre nourrit un langage de mépris à l’endroit du personnel des régies de dépenses. Ce mépris est aggravé par le récent communiqué de presse empreint de diffamation et d’intoxication. Madame le ministre (…) n’écoute pas assez les gens », dénonce le SG du SYNAFI.

C’est ce qui a conduit, selon lui, aux sit-in du 6 au 17 février et du 20 au 24 février qui seront suivis d’une grève du 27 février au 3 mars. Le syndicat entend durcir le ton si rien n’est fait à l’issue de cette grève.

Il faut signaler que les différentes manifestations du SYNAFI pourraient engendrer de lourdes conséquences notamment sur l’exécution et la planification du budget national, sur les passations des marchés publics et même sur la mise en œuvre du PNDES, le programme de développement du gouvernement. Les agents du ministère disent en être conscients.

Noufou KINDO

Burkina 24

Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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