Simon Compaoré : « Ceux qui estimaient que la robe était large ont trouvé leur compte »

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Sa robe a eu de nouvelles mensurations. Le ministre d’Etat Simon Compaoré ne s’occupera à présent que du département de la sécurité. La composante administration du territoire sera désormais sous la gestion de Siméon Sawadogo. Chacun d’eux  a pris officiellement ce jour, sa part du « gros morceau », qu’était jusqu’ici le ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité intérieure.   

Le secrétaire général du gouvernement Thierry Ouattara a procédé  à l’installation du ministre d’Etat, ministre de la sécurité et du ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation.

Le ministre de la sécurité Simon Compaoré n’a pas perdu de temps avant de revenir sur sa gestion du « gros morceau » qu’il partage désormais avec le ministre Siméon Sawadogo de l’administration du territoire. « Ceux qui estimaient que la robe était suffisamment large ont trouvé également leur compte. En tout cas, en ce qui me concerne, moi je suis toujours dans mon boubou ample qui me permet de respirer à plein poumons et d’agir utilement », a laissé a-t-il laissé entendre  après la cérémonie d’installation officielle.

« La fougue de vaincre et de réussir »

Comme à ses habitudes, Simon Compaoré a préféré se mettre debout (malgré l’insistance du secrétaire général du gouvernement qui l’a invité à rester assis) pour s’adresser à ses anciens collaborateurs dont certains chemineront encore avec lui. « On s’est secoué », a-t-il indiqué. 

Passation de services entre le ministre d’Etat, ministre de la Sécurité Simon Compaoré et le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation Siméon Sawadogo © Burkina24.

Il a lié tout ceci à « la fougue de vaincre et de réussir » et à la nécessité d’aller « vite » pour donner satisfaction aux mandants mais également en raison de l’« obligation de résultats » envers le peuple. Toute chose qui a concouru selon lui à demander « plus que ce qu’il ne fallait » aux membres de l’équipe dont il était à la tête.

Au moment où il cède le volet administration territoriale et donc de certains ses collaborateurs qu’il “secouait” auparavant, Simon Compaoré est apparu nostalgique.  « Il va me manquer une chose. C’est qu’on n’aura plus le temps de se voir à 5h30 du matin », a-t-il indiqué.

« Bravo à la gendarmerie nationale, à la police nationale, aux VADS ».

Pour le ministre de la sécurité, il n’y a nul doute qu’« ils ont travaillé » au point que certains ont perdu la vie sur le champ de bataille. Au moment, de « repartir au charbon », Simon Compaoré compte sur leur volonté et leur détermination « en dépit des moyens limités » de toujours continuer à monter, à poser des actes et promet en leur nom de « faire mieux pour mériter une sanction positive de l’histoire ».

Une volonté que ne pourront entacher les critiques de ceux qui selon lui peignent toujours tout en noir. Face à ceux qui disent  « c’est des incapables », il entend « boucher les oreilles et avancer ». Contrairement à ces derniers,  les personnes qui diront « allez-y, courrez, revissez, resserrez les boulons à tel ou tel endroit », relève-t-il, leurs encouragements trouveront échos. Du reste et comptant sur l’Eternel des armées, « we shall overcome », espère le ministre de la sécurité.

Oui Koueta

Burkina24



Oui Koueta

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