Lac Bam : Mobilisation générale pour sauver « le Nil » de Kongoussi

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Le lac Bam, qui a un bassin versant de 2 610 km2 et s’étendant de Kongoussi à Bourzanga est le plus grand réservoir naturel d’eau de surface du Burkina Faso. Mais depuis une quarantaine d’années, le « Nil » de Kongoussi vit un envasement. Pour couper court à ce fait, il a été procédé ce vendredi 3 mars 2017, sur les berges du lac, au lancement du projet de restauration, de protection et de valorisation du lac Bam.

« Aujourd’hui, l’envasement (du lac Bam) est estimé à 4,8 millions de m3 et si rien n’est fait, d’ici 2082, il n’y aura point de Lac Bam (…). Aujourd’hui, le lac a perdu son potentiel », s’exclame le ministre de l’Eau et de l’assainissement, Niouga Ambroise Ouédraogo pour décrire l’état alarmant dans lequel baigne le lac Bam, le plus grand réservoir naturel d’eau de surface du Burkina Faso.

Le vendredi 3 mars 2017, il a alors été procédé au lancement de la première phase du projet de désensaclavement du lac Bam dont les études et les travaux ont été financés à plus de 10 milliards de Francs CFA par la Banque ouest africaine de développement (BOAD).

Le projet de restauration, de protection et de valorisation du lac Bam, à terme, vise le rehaussement du déversoir de 25 cm suivi d’un ouvrage de franchissement et la réalisation d’une piste de désenclavent de 1,5 km, l’aménagement de 520 hectares de nouveaux périmètres pour l’exploitation en saison sèche, la réalisation de 21 forages dont 6 pastoraux, la réalisation de 250 km de pistes à bétail, 10 parcs de vaccination, d’un magasin d’aliments pour bétail et d’un marché à bétail.

Vidéo – Diagnostic d’un lac en péril 

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Il est aussi prévu l’acquisition de 4 décortiqueuses et de 6 batteuses de riz ainsi que la construction de  centres d’étuvage de riz, de magasins de stockage et de trois aires de séchage, et le renforcement des capacités des bénéficiaires.

En entamant ce projet, le gouvernement burkinabè et ses partenaires entendent contribuer à la croissance soutenue du secteur rural dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, au renforcement de la sécurité alimentaire et à la promotion d’un développement durable. La durée globale des travaux est de 30 mois pour un coût estimé à 32 milliards de F CFA par Niouga Ambroise Ouédraogo.

Selon le Directeur du département des opérations de la Banque ouest africaine de développement (BOAD), Omar Diarra, le lac Bam est la cible d’agressions multiples. Il s’agit, principalement, selon lui, « des sécheresses chroniques, la dégradation de son bassin versant et enfin le changement climatique». La restauration du lac est donc plus que nécessaire, à en croire Omar Diarra, « pour assurer le désenclavement de la ville de Kongoussi et contribuer à la lutte contre la pauvreté ».

C’est le Président du Faso, Roch Kaboré qui a procédé au lancement des travaux. Le Président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo y était présent avec une forte délégation de parlementaires. Un des fils de la localité, l’ancien président du Faso Jean Baptiste Ouédraogo, également présent a relaté l’historique du Lac Bam.

Ignace Ismaël NABOLE

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Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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