Burkina : Le Parlement se prépare contre une privatisation du FESPACO

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La Représentation nationale burkinabè veut légiférer sur le FESPACO pour éviter qu’il ne devienne une propriété privée ou qu’il soit organisé par un autre pays que le Burkina.

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L’association de l’image de l’Assemblée nationale à celle du FESPACO 2017 avec à la clé le prix spécial « Démocratie et liberté » d’une valeur de 10 millions de F CFA n’est pas fortuite. « Dans le plan stratégique de l’Assemblée nationale, dans l’axe 2, la question du rayonnement et de la visibilité de l’Assemblée nationale est posée. En participant à ce grand festival, l’Assemblée se donne aussi une bonne représentation, une visibilité », a expliqué le député et président du jury, Michel Ouédraogo.

Les six députés membres de la sous-commission de la Commission de l’éducation, de la santé, de la jeunesse, de l’emploi, des affaires sociales et culturelles (CESJEASC),  ont décerné le prix spécial au film long métrage « l’orage africain, un continent sous influence » du réalisateur béninois Sylvestre Amoussou. Un film qui a par ailleurs remporté l’Etalon d’argent. Cela témoigne, selon le président du jury, de l’« excellence » de leur choix.

Michel Ouédraogo, sur la base de confidences qui lui ont été faites, a déclaré qu’il y a des attentes vis-à-vis de l’Assemblée nationale du Burkina. En effet, a-t-il confié, un professionnel du cinéma a émis le souhait que l’exemplarité du Burkina puisse contribuer à la création d’un prix des parlements africains. Des attentes jugées fondées, car dit-il, « l’une des difficultés du cinéma africain, c’est que le législatif n’intervient pas beaucoup dans le domaine de la culture et principalement du cinéma ».

Il espère qu’en orientant les réflexions dans ce sens, les élus pourront donner un nouveau souffle au cinéma burkinabè qui « traverse des moments difficiles » après 48 années et 25 éditions de célébration du cinéma africain.

Légiférer pour éviter la privatisation ou  la délocalisation du FESPACO

Le président du jury est revenu sur ce qui se dit autour et en rapport avec le FESPACO à savoir « qu’il y a beaucoup de pays qui sont nos voisins ou qui sont très loin de nous et qui sont prêts à faire main basse sur le FESPACO » ou même « qu’on parle de plus en plus de privatisation du FESPACO ». Pour que cela ne puisse se produire, le législateur entend légiférer par la création de garanties pour assurer la pérennisation du festival. « Il est important qu’on prenne des textes de loi. (Si) le FESPACO, qui est créé par un texte administratif, demain est créé par un texte de loi, ça va être difficile pour le gouvernement de (le) privatiser sans passer par le parlement », analyse Michel Ouédraogo.

Les membres de la commission des affaires sociales et culturelles disent attendre avec impatience la finalisation des différents rapports sur la 25ème édition du FESPACO afin de rendre compte au Président de l’assemblée « pour voir qu’est-ce qui peut être fait parce que le FESPACO est un festival panafricain ».

Oui Koueta

Burkina24

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Oui Koueta

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