A toutes les femmes, vous valez plus que d’or

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A l’occasion du 8-Mars, Célestin Badolo écrit un poème en hommage aux femmes.

Viendra un jour, où l’on n’aura pas besoin de te consacrer un jour pour te célébrer

Au sud du Faso, a-t-on besoin de ce jour pour dire ton importance ?

A l’Ouest, ta bravoure à tout point de vue t’impose au point de rendre caduque ce jour

A l’Est, ta présence dans la vie de la société t’a rendue incontournable

Au Nord du pays, malgré ta grande discrétion, tu demeures le pilier de la société.

Oui je crois qu’un jour viendra où aucune promotion ne vaudrait

Sinon, celle de ta compétence ;

Et ton nom est compétence.

Ton nom est compétence, quand tu es à la fois : ici et là-bas

Ton nom l’est quand tu es : vision et action

Ton nom est compétence quand tu es à la fois : mère et père

Ton nom l’est quand tu es : rigueur et douceur

Oui tu es compétence et je rêve que vienne un jour où ceci n’aie plus besoin d’être dit et redit

J’ai foi qu’un jour se lèvera

Où tous reconnaitront que

Ni tantie Possibo du Gulmu

Ni ma soeur Dorossina du pays Bobo

Ni ma mère Pendo du Macina

Ni ma cousine Yoira dans le Ioba,

Ni ma chérie Poko du Mogho

Encore moins ma jumelle Elibié du Lyolo

N’ont point eu besoin

De politique nationale genre (PNG),

De Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (DEVEF),

De Déclaration sur l´élimination de la violence à l´égard des femmes (DEVEF),

Pour affirmer et ce, sans conteste leur dignité de femme.

Elle est conférée, cette dignité, par une société ;

Qu’elle soit allée à la rencontre d’une autre culture ou non.

Cette rencontre de culture, n’est-elle pas un fait de l’évolution de l’homme ?

Cette évolution équivaut-elle à la dépravation, voire la négation de ta place dans la notre société ?

NON !

J’ai foi qu’un jour viendra où notre société toute entière se refera une place dans le concert de sociétés, Fière d’assumer sa spécificité à l’international,

Laquelle spécificité que tu symbolises, toi femme.

Femme burkinabè, femme africaine,

Au loin derrière les collines à la recherche du bois de chauffe

Au fond de la forêt à la recherche de la pitance familiale,

Cachée derrière les livres aux fins de pouvoir « lier le bois au bois »

 

 

Dans les champs de manioc, de mil, du maïs, jusqu’au crépuscule pour assurer le lendemain

Aux abords des rues, bravant tous risques et

Innocente de toutes rixes, portant ton assiette de petit commerce ;

Pour toi, au nom de tous les hommes, je veillerai au travail ;

Pour toi, je me dresserai contre tout ;

Pour qu’un jour, ton nom ne soit que ton essence : femme = vie.

A-t-on besoin d’un jour pour célébrer la vie ?

« Chaque jour est une vie » !

Aucune convention internationale

Aucune politique nationale ni texte de loi

Ne te rétablira ta magnificence.

Seul l’incontournable retour aux sources !

Il faut oser !

À vous toutes femmes du monde,

Surtout celles anonymes, et aphones

Je voudrais dire par ce petit mot tout l’amour du monde : vous êtes aimées.

Célestin Badolo

Activiste de la démocratie et de la bonne gouvernance



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