Burkina : Le parti au pouvoir tient son deuxième congrès

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Après le premier congrès au cours duquel engagement avait été pris de « rechercher à obtenir par des réformes et changements une organisation sociale plus juste, plus équitable, plus solidaire et conforme aux aspirations » du peuple burkinabè, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) se focalise au cours de son deuxième congrès ordinaire sur « la mise en œuvre opérationnelle du programme présidentiel ». Trois jours durant, du 11 au 12 mars 2017, les congressistes entendent se pencher sur leurs dissensions internes qui influencent sur l’exécution dudit programme. Après concertation, ils pourront à en croire Bénéwendé Sankara, compter sur l’alliance pour la majorité présidentielle (APMP). De même que sur la partition de l’opposition politique, a indiqué le chef de file qui n’omet pas de jouer son rôle républicain pour préserver la particularité de la démocratie made in Burkina Faso.   

« Que d’engagements pris, de succès endurés » après les élections couplées de novembre 2015 et les municipales de mai 2016 a rappelé Salifou Diallo, président par intérim du MPP. Ces succès, admet-il ont été suivis autant « d’espoir, d’attentes et d’espérances encore à satisfaire ». Avec en face des populations n’entendant que la concrétisation de ces engagements pris, ces succès ne doivent ni « griser » ni « endormir ». « Nous devons résolument nous démarquer du triomphalisme anesthésiant », a-t-il déclaré.

Pour cela, il a demandé aux congressistes de garder en mémoire « pourquoi » le résultat des urnes a été en faveur du parti. D’où le thème « mise en œuvre opérationnelle du programme présidentiel : quelles perspectives et quels engagements ? » du congrès.

L’orientation politique issue du premier congrès du parti devra servir également de référence a dit Salifou Diallo. C’est-à-dire « rechercher dans le cadre de la démocratie républicaine et dans le respect de l’économie de marché, à obtenir par des réformes et des changements, une organisation sociale plus juste, plus équitable et conforme aux aspirations de notre peuple ». Ce à quoi participe selon lui le programme présidentiel.

Dans sa mise en œuvre, le parti peut compter sur l’Alliance pour la majorité présidentielle (APMP). L’affirmation a été faite par son représentant, 1er vice-président de l’Assemblée nationale et président de l’Union pour la renaissance parti sankariste (UNIRS/PS), Me Bénéwendé Sankara. S’exprimant au nom de son parti l’UNIR/PS, il a entonné : « Dans ce combat,  vous n’êtes pas seuls. Vous avez avec vous, l’Union pour la renaissance parti sankariste, l’alliance ».

L’opposition jouera son rôle républicain

Le CFOP Zéphirin Diabré et le Premier ministre Paul Kaba Thiéba © Burkina24

En plus de la quinzaine de représentants de partis de l’Internationale socialiste, l’opposition politique burkinabè a été conviée à la cérémonie d’ouverture du deuxième congrès du MPP en la personne de Zéphirin Diabré, Chef de file de l’opposition politique (CFOP) et président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC). « Vous, c’est vous. Nous c’est nous. Mais ensemble nous sommes le même Burkina Faso un et indivisible », a déclaré Zéphirin Diabré.

Mais cela n’exclut pas selon lui que l’opposition joue son rôle républicain « de contre-pouvoir républicain et de présenter sa vision alternative ». De la même façon que  « le MPP a une place à part » dans la vie de la nation.

Au tournant de l’histoire

Le représentant de l’Alliance pour la majorité présidentielle et le Chef de file de l’opposition politique sont unanimes sur une chose. Le Burkina est à un tournant de son histoire. Et pour Zéphirin Diabré, « c’est au MPP et à son pouvoir d’indiquer en premier la voie à suivre pour négocier ce tournant car c’est lui qui est en charge des affaires du pays ».

Allié au MPP, le président de l’UNIR/PS n’a pas hésité lui non plus à rappeler la place qu’occupe le parti majoritaire dans la résolution des crises sociales et sécuritaires auxquelles font face le Burkina. « Notre salut réside dans notre capacité à offrir à notre jeunesse un avenir radieux, car elle s’est sacrifiée pour se faire un destin et ne supportera plus jamais d’être un faire-valoir », a déclaré Bénéwendé Sankara.

Le représentant de l’APMP dit attendre avec impatience que les deux entités se retrouvent au sortir du congrès. Il a partagé sa conviction selon laquelle il y a nécessité à  s’organiser, étudier les conditions de mise en œuvre des conclusions, de les enrichir et surtout se mobiliser pour un retour effectif à l’intégrité, gage de développement.

Oui Koueta

Burkina24

 

Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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